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Bits of Gold, avec 55 000 clients, est en Israël le leader incontesté des transactions légales et éthiques du bitcoin. La firme, basée à Tel-Aviv, est dirigée par le franco-israélien Youval Rouach.

Ce week-end le journal israélien Calcalist a annoncé par erreur que Bits of Gold devrait être rachetée par un investisseur, la « First Digital Bank » fondée par Amnon Shashua de Mobileye. La First Digital Bank (FDB), a levé des millions de dollars lors d’un tour de table de série A mené par un groupe d’investisseurs de premier plan tels que le conglomérat technologique chinois Tencent, la société financière japonaise SBI Holdings (qui faisait auparavant partie de Softbank) et la société suisse de gestion de patrimoine Julius Baer, l’une des plus anciennes institutions bancaires de Suisse.

 LE PLUS. Selon la presse professionnelle : « Le bitcoin étant devenu un moyen pratique d’effectuer des transactions économiques ces dernières années, le nombre des distributeurs automatiques de la reine des cryptomonnaie a considérablement augmenté.

Cette prolifération des distributeurs a de ce fait boosté les échanges impliquant le bitcoin ce qui n’a fait qu’accélérer sa démocratisation. D’après les données de Coin ATM Radar, il y a désormais plus 8000 distributeurs automatiques de bitcoins qui sont actifs à travers le monde.

En Israël la Bitcoin Embassy en possède un (la proprété du distributeur est Bits of Gold). La prolifération des distributeurs automatiques de bitcoin montre indubitablement l’adoption de la cryptomonnaie pour effectuer les échanges monétaires à travers le monde ».

SAVOIR PLUS. Fabien Aufrechter. « Devant la Bourse de Tel Aviv se dresse une « Bitcoin Embassy », un petit espace où la communauté crypto se réunit tous les dimanches soirs. Des affaires en vrac y sont entreposées : c’est un espace en partage, une véritable synagogue 3.0.

Israël est sans doute l’un des États au monde où l’écosystème crypto est le plus développé. Et pour cause, la « start-up nation » est à la pointe en matière d’innovation. Après la cybersécurité et les fintechs, l’« État juif » s’est ainsi emparé avec véhémence des technologies blockchain. Déjà, plusieurs centaines de bars et restaurants y acceptent les paiements en crypto-actifs et des dizaine d’entreprises se sont développées pour surfer ou servir la vague crypto.

Mais il suffit de discuter quelques heures avec ceux qui fréquentent l’ambassade Bitcoin de Tel Aviv pour comprendre que les vraies racines de l’engouement israélien pour les crypto-actifs sont plus profondes qu’il ne pourrait le sembler. Ces habitués sont jeunes et pour la plupart à peine sortis du service militaire. Ils sont triplement désabusés : d’abord par ce qu’ils ont vécu durant leurs deux années de service militaire ; ensuite par une situation politique qu’ils jugent délétère et, finalement, par la bulle immobilière cumulée à la situation financière du pays qu’ils ressentent de plus en plus au quotidien ».

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