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Ultra-connecté avec le monde des affaires américain, l’écosystème israélien s’est aussi beaucoup rapproché de la sphère chinoise depuis quelques années.

« Ils ne s’intéressent pas à l’immobilier, mais ils regardent de près les technologies, l’agriculture ou les systèmes de des salinisation de l’eau », observe Yaïr Shamir, fils de l’ancien Premier ministre Yitzhak Shamir, ex-ministre de l’Agriculture et cofondateur, avec Edouard Cukierman, de Catalyst Fund.

Lui-même a appris à collaborer avec ces nouveaux alliés : plus de 50 % du fonds qu’il a monté en 2014 est constitué d’investisseurs chinois, avec en tête Everbright, firme de Hong-kong. Depuis quelque temps, la guerre commerciale entre Washington et Pékin complique la donne mais, à l’instar de Yaïr Shamir, entrepreneurs et investisseurs veillent à ne pas collaborer avec la Chine sur des technologies sensibles, comme la cybersécurité.

Faiblesses structurelles.

Sur toutes ces composantes, la start-up nation est scrutée avec intérêt depuis une bonne dizaine d’années par la France, qui cherche elle-même à structurer son écosystème. « Mais ce modèle est fragile : le secteur high-tech ne représente que 8 % à 10 % du PIB et le reste n’est pas terrible », rappelle l’historien Elie Barnavi, ancien ambassadeur d’Israël en France. Il pointe notamment du doigt les infrastructures de transport, gros point noir. Le pays se range parmi les nations les plus embouteillées.

L’ancien diplomate stigmatise aussi le système éducatif, générateur selon lui de beaucoup d’inégalités. Les géants américains de la tech captent aujourd’hui l’essentiel des talents issus des trois grandes universités du pays, à coups de salaires mirobolants attisant une flambée des prix à Haïfa ou Tel-Aviv. La capitale économique se classe aujourd’hui au neuvième rang des villes les plus chères du monde. En dehors de la tech, le salut est incertain en terre promise.

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