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Près d’un quart des ménages israéliens sont menacés par la pauvreté, selon un rapport publié mardi, contre 14% avant la pandémie de coronavirus.

Le rapport de l’organisation d’aide à but non lucratif Latet, qui assure la sécurité alimentaire des personnes précaires, indique que le nombre de ménages vivant dans la pauvreté a diminué depuis le pic de la crise sanitaire, mais qu’il n’est pas revenu aux chiffres d’avant la pandémie.

Actuellement, 27,6 % de la population israélienne est décrite comme pauvre, dont plus d’un million d’enfants.

Selon ce rapport, 633 000 familles (21,8 %) souffrent d’insécurité alimentaire contre 513.000 il y a deux ans.

Latet rend compte par ailleurs d’un nouveau statut de « classe moyenne pauvre », apparu à la suite de la pandémie, qui concerne des familles éprouvant des difficultés à se redresser économiquement.

A la suite de la publication de ce rapport, le fondateur et président de Latet, Gilles Darmon, a déclaré que l’État se devait d’apporter des solutions, et qu’il ne devait pas continuer à s’appuyer sur les organisations non gouvernementales.

A l’heure actuelle, seuls 5,6% du budget des associations proviennent de subventions gouvernementales.

La présidente de la commission du travail et du bien-être de la Knesset, Efrat Rayten Marom, devait convoquer une session spéciale ce mardi pour discuter du dernier rapport de Latet.

« La réalité décrite dans le rapport est grave et devrait émouvoir tous les députés et décisionnaires », a-t-elle affirmé. « Ce n’est qu’avec la coopération de chacun et une pleine compréhension des problèmes que nous pourrons apporter de réels changements au niveau de la solidarité sociale. »

i24 News.

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