Partager :

Selon un rapport du contrôleur de l’État d’Israël Matanyahu Engelman, l’État hébreu n’est pas préparé à la crise climatique et la politique israélienne sur la question ne s’est pas encore adaptée à l’ampleur du problème.

Selon le contrôleur, 84% des organismes publics n’ont aucun plan pour faire face à la crise climatique. Le document précise qu’Israël est l’un des rares pays au monde à ne pas encore fonctionner sur la base d’un plan de déploiement national budgétisé et approuvé, même s’il se trouve dans une zone à risque accru et donc encore plus exposée aux risques du changement climatique. « Le changement climatique a des effets qui se reflètent dans quatre tendances principales : la hausse des températures, la baisse des précipitations, la hausse du niveau de la mer et la fréquence croissante des événements météorologiques extrêmes – affectant à la fois les systèmes humains et naturels.

 Ces tendances sont souvent réciproques et se renforcent mutuellement, et chacune a des effets potentiellement dévastateurs. » Une délégation de 120 personnes, menée par le président israélien, Isaac Herzog, se rend ce mardi à Glasgow pour le sommet sur le climat.

Le contrôleur souligne également les dangers du changement climatique. « L’augmentation et l’exacerbation des événements climatiques, ainsi que des modèles climatiques en constante évolution, peuvent causer des dommages importants à l’économie israélienne et constituer un risque pour la sécurité nationale d’Israël, en particulier : dommages aux sources d’eau naturelles, dommages à l’approvisionnement alimentaire ; dommages aux espaces ouverts et aux écosystèmes et perte d’écosystèmes dommages aux espaces ouverts et aux écosystèmes et perte d’espèces animales dommages à la santé publique dommages à l’alimentation électrique dommages aux systèmes technologiques C’est une menace sécuritaire et géostratégique, en raison de l’épuisement de l’eau et de la nourriture ressources dans la zone géographique d’Israël, en plus d’autres effets tels que la baisse de la productivité du travail, l’augmentation des risques pour les populations à risque et le phénomène de « pauvreté énergétique ».

A son avis, « le fait qu’Israël soit un pays « au seuil du désert » pourrait entraîner des changements extrêmes par rapport à la moyenne mondiale, en particulier dans la température de l’air, l’eau de mer et les sources d’eau naturelles, et dans l’intensification du processus de « désertification ».

Gabriel Attal

https://www.radioj.fr

Partager :