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Afin de lutter contre la violence et la criminalité qui sévissent au sein de la communauté arabe d’Israël, le chef de la police israélienne, Kobi Shabtai, a fait pression auprès du gouvernement pour autoriser le recours à des mesures controversées, utilisées uniquement par le service de sécurité du Shin Bet, ont rapporté dimanche soir différentes chaînes de télévision.

Kobi Shabtai souhaiterait notamment que la police soit autorisée à recourir aux détentions administratives – une mesure controversée utilisée contre les Palestiniens soupçonnés de terrorisme en Cisjordanie et contre les Juifs extrémistes.

Kobi Shabtai a demandé l’autorisation de refuser aux détenus d’avoir recours à un avocat, selon Channel 12. Des responsables de la police ont déclaré à la chaîne que de telles sanctions ne seraient utilisées que dans des cas extrêmes, avec l’approbation du procureur général Avichai Mandelblit.

Le quotidien Haaretz indique toutefois que l’establishment sécuritaire israélien ne soutient pas le désir de Shabtai de mettre en œuvre une telle mesure, ajoutant qu’elle présente de nombreux problèmes juridiques.

Le gouvernement a déjà été critiqué pour avoir proposé de faire participer le service de sécurité intérieure du Shin Bet à des activités de maintien de l’ordre au sein du secteur arabe. 

Depuis le début de l’année 2021, 100 personnes ont été assassinées au sein de la communauté arabe, selon un décompte de l’organisation à but non lucratif Abraham Initiatives.

Selon un rapport de la Knesset de 2020, quelque 400 000 armes illégales circulent en Israël, la grande majorité dans ces communautés.

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