– « Potentiel énorme » –
Le 15 septembre 2020 à la Maison Blanche, les Emirats et Bahreïn ont signé un accord avec Israël, faisant de ces monarchies du Golfe les premiers pays arabes à reconnaître l’Etat hébreu, après l’Egypte en 1979 et la Jordanie en 1994. Et fin juin, le chef de la diplomatie israélienne Yaïr Lapid a inauguré à Abou Dhabi la première ambassade d’Israël dans le Golfe. Quinze jours plus tard, les Emirats ont ouvert leur ambassade à Tel-Aviv. M. Starosta se dit confiant concernant l’évolution des relations avec Abou Dhabi. Et si l’accord sur le pétrole ne devait pas aboutir, cela n’affecterait pas les relations entre les deux pays, assure-t-il. La normalisation des relations bilatérales a déjà permis de nombreux accords dans les domaines du tourisme, de l’aviation et de la finance. Les échanges commerciaux entre les deux pays ont ainsi atteint les 500 millions de dollars (environ 422,6 millions d’euros) en août, chiffre qui exclut les investissements, rapporte le responsable israélien. « Je suis prudent, (mais) je pense que nous doublerons peut-être le volume des échanges en l’espace d’un an, si le Covid disparaît ».« Le potentiel est absolument énorme pour les deux parties », insiste M. Starosta.
Environ 200.000 Israéliens se sont rendus aux Emirats depuis l’accord et 40 sociétés israéliennes se sont installées dans les zones franches de la fédération, rapporte-t-il. Par ailleurs, loin des accords commerciaux, des relations commencent à se tisser entre Israéliens et Emiratis, souligne M. Starosta. Deux étudiants émiratis se sont inscrits dans une université israélienne. Et la naissance le mois dernier de la fille de M. Starosta à Dubaï, la première d’un Israélien dans cette ville depuis la normalisation, est un symbole selon ce dernier. « Elle est née ici à Dubaï, dans un hôpital de Dubaï, où elle a été soignée par un docteur musulman », dit-il. « C’est ça la vraie paix (…) et non pas juste une signature d’accords.
© 2021 AFP
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