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ISRAELVALLEY. Selon les chiffres du ministère de l’Intérieur israélien 40 000 réfugiés sont installés en Israël. Il s’agit d’Érythréens et de Soudanais. Ces migrants sont pour la plupart entrés illégalement en Israël via le Sinaï égyptien à compter de 2007. Ce flux a été stoppé par la construction par l’État hébreu d’une clôture électronique le long de la frontière avec l’Égypte.

Selon des chiffres officiels, 4 012 migrants en situation irrégulière ont quitté Israël en 2017, dont 3 332 originaires d’Afrique subsaharienne. Dans un communiqué, le Haut-commissariat de l’ONU pour les réfugiés (HCR) avait exprimé son inquiétude, en rappelant notamment qu’Israël avait « des obligations légales s’agissant de la protection des réfugiés ».

Or, depuis que les autorités israéliennes ont pris en 2009 la responsabilité de déterminer qui entre dans cette catégorie, seuls huit Érythréens et deux Soudanais ont obtenu le statut, poursuit le HCR. Deux cents ressortissants soudanais originaires du Darfour (ouest) ont eux obtenu un « statut humanitaire en Israël ».

LE PLUS. FRANCE24.

Il n’est pas bon être réfugié en Israël où les demandes d’asile sont systématiquement rejetées, sans justification fondée. C’est ce que dénonce le dernier rapport publié en octobre par Hotline for refugees and migrants, une organisation non gouvernementale israélienne de défense des droits des réfugiés.

Selon des statistiques avancées par l’association, entre 2009 et 2017, seulement 52 personnes, dont une minorité d’Érythréens et de Soudanais, ont obtenu le statut de réfugié sur près de 11 000 demandes.

Près de 40 000 demandeurs d’asile vivent en Israël dont 92 % sont originaires d’Érythrée et du Soudan, des pays africains en guerre. Mais leurs demandes sont systématiquement rejetées par le ministère de l’Intérieur en se basant sur des critères flous. Selon Hotline for refugees and migrants, l’entretien du demandeur d’asile aboutit le plus souvent, selon un processus bien rodé, à un refus sous prétexte de la non crédibilité du requérant et de l’incohérence de son discours.

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