L’Egypte devrait envoyer deux délégations de personnel de sécurité – une à Tel Aviv et une à Gaza, pour promouvoir le calme entre Israël et le Hamas, selon la chaîne d’information
Al-Arabiya. D’après le rapport, l’Égypte a demandé aux deux parties de contenir les tensions afin d’entamer une médiation entre elles.
Des sources au sein du cabinet de sécurité affirment que les combats avec les groupes terroristes à Gaza sont loin d’être terminés. « Ce que nous ne faisons pas maintenant, nous devrons le faire dans six mois ou un an », ont déclaré les sources. « Israël ne va pas s’arrêter et n’a aucun intérêt à s’arrêter. Lorsque nous aurons atteint toutes nos cibles et que l’autre camp ne s’est toujours pas rendu, nous lancerons une opération terrestre même si nous ne la cherchons pas. » (Radio J).
Gabriel Attal
| LE PLUS. Les conditions du Hamas pour tout cessez-le-feu avec Israël sont qu’Israël « arrête complètement les
violations contre la mosquée Al-Aqsa et le quartier de Sheikh Jarrah à Jérusalem », a annoncé mercredi un responsable
du Hamas.
Dans une interview accordée aux médias locaux, le porte-parole du Hamas à Gaza, Fawzi Barhoum, a également
démenti les informations selon lesquelles une délégation égyptienne de haut rang chargée de la sécurité devrait
arriver prochainement à Gaza dans le cadre des efforts visant à obtenir un cessez-le-feu entre Israël et les groupes
de combattants à Gaza.
Plus tôt dans la journée, une source palestinienne proche du Hamas a déclaré au journal libanais Al-Akhbar
que l’Egypte, le Qatar et les Nations Unies prenaient des contacts pour parvenir à un cessez-le-feu dans la bande
de Gaza.
Selon cette source, le dernier contact avec les trois médiateurs a eu lieu mardi après-midi, au cours duquel ils
ont proposé qu’un cessez-le-feu global commence à minuit.
« Notre réponse a été claire : il n’y aura pas de cessez-le-feu avant l’arrêt des assauts israéliens à Jérusalem
et l’arrêt des frappes aériennes sur la bande de Gaza », a ajouté la source.
Les tensions dans la bande de Gaza sont montées d’un cran depuis lundi après-midi, avec de nouveaux tirs
de roquettes depuis Gaza vers Israël et des bombardements aériens israéliens sur les postes et installations des
combattants gazaouis.
Ashraf al-Qedra, porte-parole du ministère de la Santé dirigé par le Hamas, a estimé dans un communiqué
de presse que 56 Palestiniens avaient été tués, dont 14 enfants, cinq femmes et un homme âgé, et que 335
autres personnes avaient été blessées à la suite des frappes aériennes israéliennes en cours.
Les Brigades Al-Qassam, la branche armée du Hamas, ont affirmé dans un communiqué officiel envoyé à des
journalistes que Bassem Issa, commandant du groupe de combattants dans la ville de Gaza, avait été tué lors d’une
attaque aérienne israélienne.
Selon le communiqué, M. Issa, ainsi que trois autres combattants, ont été tués alors qu’ils se préparaient
à lancer de nouvelles roquettes depuis Gaza vers Israël. Fin |
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