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Plusieurs personnalités du monde des affaires provenant de divers secteurs de l’économie se penchent sur la création d’une Chambre de commerce Maroc-Israël à Casablanca. Les détails avec l’une d’entre elles, Joseph Levy.

Challenge : Où en êtes-vous dans le projet de création de la Chambre de commerce Maroc-Israël ? 

Joseph Levy : La Chambre de commerce et d’industrie Maroc-Israël (CCIMI) est en gestation. L’institution devra ouvrir ses portes au courant de cette année, à l’aune de la récente normalisation des relations diplomatiques entre les deux pays. Son objectif : servir de pont aux hommes d’affaires des deux pays et « promouvoir » leurs relations économiques conjointes.

Challenge : Qui sont les initiateurs du projet ?

Ce sont des personnalités du monde des affaires provenant de divers secteurs de l’économie. Ceux-ci sont en train de créer la Chambre de commerce Maroc-Israël. Celle-ci servira de pont à ses futurs membres en priorité, et d’une manière générale, aux hommes d’affaires des deux pays. A l’instar des autres Chambres de commerce, la CCIMI sera créée sous forme d’association à but non lucratif conformément à la législation marocaine. Elle regroupera plusieurs opérateurs économiques et sociaux, ainsi que des institutionnels qui ont déjà adhéré à ce projet. Elle se veut aussi être un organisme au service du « renforcement des relations économiques » entre les deux pays, en contribuant à accorder plus de visibilité aux opportunités qu’offrent le Maroc et Israël.

Challenge : Quels sont les objectifs visés par le projet ?

La CCIMI aura pour objectif de promouvoir les relations économiques et les investissements entre les deux pays. Elle se veut être une plateforme regroupant les opérateurs économiques fiables et pérennes. Les entreprises marocaines pourront, par exemple via la Chambre, saisir des opportunités dans des secteurs divers et variés, mais aussi certains secteurs comme l’agriculture, la pisciculture, la gestion de l’eau, l’agroalimentaire, dans lesquels Israël a développé un savoir-faire pointu. La Chambre aura aussi pour vocation de servir les firmes israéliennes désireuses d’être accompagnées dans leurs démarches prospectives ou de partenariats au niveau local.

Challenge : Quelles sont les possibilités de partenariat en termes de business entre les hommes d’affaires et institutions publiques et privées des deux pays ?

A mon avis, plusieurs secteurs offrent d’ores et déjà des perspectives prometteuses et ont été clairement identifiés. Il s’agit, en outre, du tourisme, de l’événementiel (investissement  -fêtes,  mariages, tourisme religieux…), de l’artisanat  (où de grands designers pourront être accompagnés par le savoir-faire de nos « maâlems »), du secteur textile, de la recherche appliquée dans l’industrie, les technologies vertes, ainsi que l’industrie des énergies renouvelables. Le projet de création avance bien et il est en phase avec tous nos ministères, à savoir ceux de l’industrie, de l’agriculture, du tourisme et de l’artisanat, et bien d’autres. Une plateforme digitale dédiée à la Chambre est en préparation afin de permettre aux acteurs économiques d’interagir et de soutenir notre action. Nous travaillons également avec d’autres Chambres.

Nous croyons vraiment en ce partenariat « gagnant -gagnant » entre les deux pays ! In fine, la Chambre de commerce et d’industrie Maroc-Israël ambitionne de proposer aux futurs adhérents et hommes d’affaires un large éventail de services tels que des possibilités de mise en relation, d’identifier les bons interlocuteurs de part et d’autre des deux marchés,  mais aussi de bonnes opportunités. Enfin, et pour consolider ce collectif, la CCIMI aura forcément le rôle de l’organisation de voyages d’affaires et de missions commerciales régulières.

 
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