Le
krembo (en), ou
creambo (de
l’hébreu קרמבו, littéralement « Crème à l’intérieur ») est le nom d’une friandise au
marshmallow ou guimauve enrobée de chocolat et populaire en
Israël, en particulier comme alternative aux glaces en hiver. Le « snack Krembo fouetté » est composé d’un
biscuit rond à sa base (17 % de la masse totale), de mousse crémeuse au marshmallow (53 %), de chocolat (environ 30 %), le tout enveloppé d’un
papier aluminium coloré. Au cours du temps, plusieurs parfum de mousse sont apparus, le plus populaire étant
vanille, et dans une moindre mesure,
moka. Selon une étude financée par Strauss, plus gros fabricant de
krembo en Israël, 69 % des Israéliens préfèrent entamer un krembo par le haut (la crème), et 10 % par le bas (biscuit); le reste n’indiquant aucune préférence.
Krembos israéliens.
Les confiseries européennes de ce genre étaient populaires en
Palestine Mandataire en tant que fabrications « maison », sous le nom de
kushi (hébreu désignant les Noirs africains) ou
rosh kushi (« tête de Noir africain »)
. Ces noms étaient inspirés de ceux utilisés alors en Europe, qui comportaient souvent cette connotation avec les « nègres ». En 1966, le biscuit entra dans une production industrielle. La première société les fabriquant, la « Whitman Company », lui donna le nom de
krembo. En 1967, apparut une variante au moka. En 1979, la société fut rachetée par
Strauss qui depuis domine le marché du
krembo en Israël. Les années 80 et 90 virent de petits fabricants créer de nouvelles variantes, à la fraise ou la banane par exemple, sans jamais réussir à gagner des parts réellement importantes du marché. Aujourd’hui, Strauss possède 54 % du marché du
krembo dans le pays. En 2007,
Nestlé introduisit une déclinaison à la crème glacée appelée
lekbo (littéralement « lécher à l’intérieur »).
Les
krembos sont des
friandises saisonnières vendues 4 mois par an seulement, d’Octobre à Février. Ce qui n’empêche pas que 50 millions s’en vendent chaque année –soit 9 par personne en moyenne. On en exporte aux
États-Unis et au
Canada, via des magasins
kasher ou des enseignes spécialisées dans l’import.
En 2005, Strauss signa un accord avec
Unilever pour exporter des
krembos aux Etats-Unis et Canada, face à la demande grandissante en produits rigoureusement certifiés
kasher. Les termes du contrat stipulent qu’ils ne peuvent être vendus qu’en supermarché
kasher ou magasin d’import. Aux Etats-Unis, ils sont distribués par
Dairy Delight, une filiale de
Norman’s Dairy.
Informations nutritionnelles
Un
krembo pèse environ 25 g, pour 115 calories. D’après les informations trouvées sur les emballages, 100 g de
krembo équivalent à 419 calories, et contiennent: 3,2 g de protéines, 64 g de glucides (dont 54 g de sucres), 67 mg de sodium, 16,7 g de graisses (dont 13,9 g d’acides gras poly-saturés).
En se basant sur la
cacheroute dans la
Loi juive (ou
Halakha), certains rabbins
orthodoxes préconisent de manger les
krembos en suivant des étapes précises. Le «
bénédicité juif » (
bénédiction de toute nourriture avant de la manger) associé au biscuit est
boreh miney mezonot, tandis que pour la crème et le chocolat, il s’agit de
shehakol nihiyya bidvaro. L’
Halakha stipule que pour manger un aliment mélangeant plusieurs ingrédients, on doit énoncer le bénédicité de (ou des) l’ingrédient(s) principal(aux). Par exemple, pour un croissant au chocolat, on utiliserait le bénédicité lié à sa pâte, et pas au chocolat. Cependant, dans le cas du
krembo, il n’existe pas de consensus sur lequel des ingrédients est le « principal ». Une solution est d’énoncer le bénédicité de chaque ingrédient, séparément.
Dans la culture populaire
- Le krembo est devenu une icône nationale populaire. Bien qu’il soit considéré comme une friandise pour enfants, des sociologues ont découvert que les adultes expatriés aux États-Unis en consomment par nostalgie de leur enfance, comme un aliment-réconfort.
- La chanson « Shir HaMakolet » (Chanson de l’épicerie) du groupe de rock israélien Kaveret mentionne un personnage achetant un krembo.
- Alon ‘Krembo’ Sagiv est un personnage fictif dans le film culte israélien Mivtza Savta (Opération Grand-mère) : Enfant dans un kibboutz, il vola une boîte entière de krembos avant de s’enfermer dans sa chambre. Tout le kibboutz attendant qu’il sorte dehors, il a dû engloutir toute la boîte (500 krembos !) pour se débarrasser des preuves de son forfait, gagnant ainsi son surnom détesté.
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