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Les « propos haineux » et « antisémites » comme ceux qui ont visé la première dauphine lors de l’élection de Miss France 2021, sont « punis par la loi » et les plateformes devront bientôt « se donner les moyens » de répondre « aux injonctions des autorités », a déclaré dimanche le commissaire au Marché intérieur, Thierry Breton.

Selon i24News : « Le Règlement sur les services numériques (« Digital Services Act », DSA) premier volet d’une nouvelle législation présentée mardi par l’Union européenne, vise à responsabiliser les grandes plateformes, qui devront notamment disposer des moyens pour modérer les contenus qu’elles accueillent et coopérer avec les autorités.

« En France et en Europe, nous avons des lois, c’est ce qui fait notre vivre-ensemble, notre démocratie: dans aucun espace, il n’est toléré d’émettre des propos haineux et dans ce cas, antisémites: c’est puni par la loi », a déclaré M. Breton sur BFMTV.

Il était interrogé sur les commentaires antisémites postés sur les réseaux sociaux, dont a été victime April Benayoum, Miss Provence, arrivée deuxième à l’élection de Miss France samedi, après avoir déclaré que son père était d’origine israélienne – des tweets haineux dénoncés par toute la classe politique française.

« Quand vous êtes dans un avion et que vous proférez ce type de propos, le commandant de bord a la possibilité et le droit, souvent l’obligation, d’intervenir et vous êtes ensuite livré aux autorités de police. Dans un navire, c’est la même chose, dans la rue c’est pareil », a-t-il poursuivi.

Or, « dans l’espace informationnel aussi », a poursuivi le commissaire européen. « Je dis très clairement à toutes celles et tous ceux qui nous écoutent: « Ne croyez pas que parce que vous vous exprimez sur les réseaux, vous êtes impuni ».

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