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SPECIAL ISRAELVALLEY. C’est un secret « bien gardé », mais… connu de tous. Le Mossad est l’organisme israélien qui est en première ligne sur un dossier essentiel : reconstruire à toute vitesse les liens Israël-Turquie avant l’accession de Joe Biden au pouvoir. La Turquie joue un rôle clé et incontournable au Moyen-Orient. Il est difficile de ne pas détecter les signaux faibles qui s’accumulent : Israël et la Turquie changent de braquet depuis la nomination de Joe Biden.

Selon un article récent (laregledujeu.org) : « Par le passé, la Turquie a essayé d’utiliser Israël et les voix pro-Israël aux États-Unis pour obtenir les faveurs de Washington ». « La Turquie croit qu’être « gentille » avec Israël ou avec les juifs lui permettra d’ouvrir une nouvelle page dans ses rapports avec les États-Unis. C’est un mode opératoire qui a été employé auparavant ».

Selon i24News : « Le chef du service national de renseignement turc se serait secrètement entretenu avec des responsables israéliens dans le cadre d’un effort initié par Ankara pour réinitialiser les relations entre les deux pays, a rapporté lundi Al-Monitor citant des sources sous couvert d’anonymat.

Selon le site d’informations, des réunions ont eu lieu ces dernières semaines et Hakan Fidan représentant la Turquie aurait participé à au moins une d’entre elles.

Il n’y a pas eu d’ambassadeur dans l’un ou l’autre pays depuis mai 2018, lorsqu’Ankara a décidé de renvoyer le représentant israélien suite aux tensions entre l’Etat hébreu et Gaza mais également en raison de la décision de Washington de déplacer son ambassade de Tel Aviv à Jérusalem.

A moins de deux mois de l’investiture de Joe Biden prévue le 20 janvier, Ankara redoute notamment que, contrairement à Donald Trump, le président élu des États-Unis ne veille à protéger la Turquie de sanctions après son acquisition de missiles russes S-400.

« Il s’agit de renouer les liens avec Israël pour gagner la faveur de l’administration Biden », a estimé un responsable occidental.

L’une des sources a toutefois exprimé son scepticisme quant aux perspectives d’une véritable réinitialisation « tant que la Turquie continuera d’être le siège mondial du Hamas ».

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