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En ce jour du centenaire de l’inhumation du Soldat inconnu, Emmanuel Macron va présider cet après-midi la cérémonie d’entrée au Panthéon de l’’écrivain-combattant Maurice Genevoix (1890-1980). En raison de la crise sanitaire, la cérémonie présidée par Emmanuel Macron se déroulera en présence d’un nombre très restreint d’autorités civiles et militaires. Il n’y aura pas de public pour accompagner le cortège funéraire jusqu’à la colline Sainte-Geneviève.
Cette manifestation va clore le cycle du centenaire de la Grande Guerre et de célébrer le porte-parole des anciens combattants de 14-18 il fut à l’origine du Mémorial de Verdun érigé en 1967 – et le grand écrivain.
Normalien, Maurice Genevoix fut mobilisé lors de la Première Guerre mondiale, le 2 août 1914 et il est grièvement blessé près de la colline des Éparges. Après la guerre, il renonça à une carrière d’enseignant après la guerre pour se plonger dans l’écriture. Prix Goncourt 1925, pour le roman Raboliot, il fut élu à l’Académie française en 1946.
S’il est surtout connu pour ses livres régionalistes inspirés par la Sologne et le Val de Loire, il a cependant dépassé le simple roman du terroir par son sobre talent poétique qui, associé à sa profonde connaissance de la nature, a donné des romans-poèmes admirés, comme La Dernière Harde (1938) ou La Forêt perdue (1967).
Son œuvre est également marquée par le traumatisme de la Grande Guerre (1914-1918), particulièrement dans Ceux de 14, recueil de récits de guerre rassemblés en 1949, considéré comme l’un des plus grands témoignages de ce conflit.
Lors de cet événement, qui sera retransmis sur France Télévisions, le président prononcera un discours et inaugurera six oeuvres réalisées par le plasticien allemand Anselm Kiefer, qui vit en France depuis 1992. Placés dans le transept du Panthéon, à gauche et à droite du choeur, ces six monuments pérennes, conçus avec de la boue, du fil de fer barbelé, des mitraillettes, des uniformes maculés recouverts de terre, seront dévoilés de nuit, ce qui permettra de procéder à des jeux de lumière. Evoquant les vivants et les morts, ces oeuvres raconteront la guerre, ce « paysage qui vous tire dessus » décrit par Maurice Genevoix.
Une composition musicale de Pascal Dusapin résonnera tandis que 15 000 noms de soldats français morts pendant la Grande Guerre seront lus. Selon l’Elysée, cette triple dimension artistique constitue « une innovation majeure qui correspond à l’ambition du président », lequel présidera pour la seconde fois une panthéonisation, après celle de Simone Veil, le 1er juillet 2018.

 

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