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UN ARTICLE DE Gilles Lenormand. Ce jour du 11 novembre est une bonne occasion d’évoquer les millions de soldats morts pendant la 1ère guerre mondiale, tant en France qu’en Belgique,

C’est d’ailleurs lors de la bataille d’Ypres qu’un auteur canadien, John McCrae, a écrit un poème « In Flanders Fields » en l’honneur d’un de ses amis, tombé au front et qui parle des coquelicots qui jonchaient les champs de bataille qui recouvraient les corps des soldats fauchés.

Dès les guerres napoléoniennes, on avait constaté que la décomposition des corps causait à l’environnement des dommages engendrant une augmentation de la teneur en calcaire du sol, de sorte que le coquelicot constituait l’une des rares plantes capables de prospérer dans la région.

Ce poème eut un retentissement extraordinaire, d’abord au Canada, puis aux USA et ensuite à l’ensemble de l’Empire Britannique à tel point que beaucoup d’anglo-saxons arborent un  coquelicot en papier au cours de la période précédant la célébration de l’armistice.

Les fonds récoltés sont versés au profit des vétérans de guerre et de leurs familles.

En France, ce sont des bleuets qui servent de support à une campagne de dons pour le soutien aux anciens combattants, aux victimes de guerre et du terrorisme et aux Pupilles de la Nation.

Le bleuet a été choisi, car il rappelle l’uniforme bleu horizon que portaient les recrues, mais aussi par ce qu’il poussait dans la boue des tranchées, seule note colorée dans un paysage dévasté avec le coquelicot.

Mais si le Bleuet de France recueille plus d’un million d’euros de dons pendant la collecte, ce sont 50 millions qui sont collectés au Royaume-Uni où le poppy est un phénomène culturel à tel point que celles et ceux qui ne l’arborent pas le 11 novembre sont régulièrement pris à partie pour leur manque de patriotisme.

Dans les champs de Flandre, les coquelicots fleurissent
Entre les croix qui, une rangée après l’autre,
Marquent notre place ; et dans le ciel,
Les alouettes, chantant valeureusement encore, sillonnent,
À peine audibles parmi les canons qui tonnent.

Nous, les morts, il y a quelques jours encore,
Nous vivions, goûtions l’aurore, contemplions les couchers de soleil,
Nous aimions et étions aimés ; aujourd’hui, nous voici gisant
Dans les champs de Flandre.

Reprenez notre combat contre l’ennemi :
À vous, de nos mains tremblantes, nous tendons
le flambeau ; faites-le vôtre et portez-le bien haut.
Si vous nous laissez tomber, nous qui mourons,
Nous ne trouverons pas le repos, bien que les coquelicots fleurissent
Dans les champs de Flandre.

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