La banque américaine Citigroup cherche à recruter plus de 2 000 codeurs et datascientists cette année au niveau mondial pour renforcer sa division investissement, selon l’agence Bloomberg. L’établissement alloue un budget annuel de 8,4 Md$ aux nouvelles technologies.
Jusqu’ici d’un usage très répandu, l’externalisation commence à s’estomper dans les institutions financières. Pour preuve, l’ambitieuse campagne de recrutement annoncé par Citigroup au niveau mondial. Selon l’agence de presse Bloomberg, l’établissement bancaire basé à New York a en effet indiqué qu’il allait engager cette année pas moins de 2 500 codeurs et spécialistes des données pour renforcer ses équipes en banque d’investissement. L’année dernière, environ les trois quarts des ordres d’achat et de vente étaient faits de façon électronique, a indiqué Stuart Riley, directeur mondial des opérations et de la technologie pour la banque d’investissement de Citigroup Institutional Client Group (ICG), cité par Bloomberg. Citigroup consacre un budget annuel d’environ 8,5 milliards de dollars aux nouvelles technologies, soit environ 20% de ses dépenses totales.
La firme a commencé à récolter les fruits de ses investissements ces dernières années, affirmant qu’ils lui permettraient d’économiser jusqu’à 600 millions de dollars en 2020. La banque, qui compte déjà 23 000 spécialistes en technologies dans son activité ICG dans le monde, a déclaré que les postes de codeurs et de datascientists à pourvoir seraient basés à Londres, New York, Shanghai, Toronto, Dublin, Tel Aviv, à Pune et Chennai en Inde ainsi qu’à Tampa, en Floride. La technologie augmente les capacités humaines en permettant un meilleur usage des données, a expliqué le directeur de la technologie et des opérations dans une interview accordée depuis l’agence Canary Wharf de Citigroup à Londres. L’une de nos initiatives consiste à utiliser l’intelligence artificielle pour comprendre les échanges de messages entre nos commerciaux et nos clients en fournissant automatiquement des informations, des analyses, des prix ou des idées aux forces de vente, a-t-il ajouté.
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