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Pascale Zonszain (Copyrights). Les théâtres, les salles de spectacle et de concert restent vides en Israël. Les comédiens, les musiciens, mais aussi tous les professionnels des arts de la scène et de la musique sont au chômage et pour ceux qui parmi eux, travaillent en indépendants, la situation devient critique. Il y a quelques jours, des musiciens de l’orchestre philarmonique d’Israël sont allés jouer sous les fenêtres du ministre de la Culture, pour lui demander de plaider leur cause auprès du gouvernement. Des comédiens du théâtre de Jaffa ont quant à eux trouvé le moyen de se produire sans enfreindre les consignes et sans ouvrir leur théâtre. Ils ont demandé et obtenu une autorisation de manifester, puisque les rassemblements sont toujours autorisés s’il s’agit de contestation. Et c’est donc en toute légalité qu’ils ont pu tenir leur représentation en plein air, devant les spectateurs venus participer eux aussi à une manifestation.

Et le spectacle vivant n’est pas le seul à souffrir de la crise sanitaire. Les musées sont de nouveau fermés depuis des semaines, sans savoir quand ils pourront de nouveau accueillir le public. Alors en attendant, ils doivent trouver le moyen de survivre. A Jérusalem, le musée des Arts de l’islam a déclenché une vague d’indignation en annonçant qu’il allait devoir se séparer des plus belles pièces de ses collections. C’est l’intervention du président de l’Etat Reuven Rivlin qui a permis de trouver une solution et d’annuler la vente aux enchères presque à la dernière minute.

Et puis c’est aussi tout simplement l’activité culturelle qui doit continuer. Alors les musées vont à la rencontre du public sur le web. Le Musée d’Israël met en ligne sur sa page Facebook des présentations de ses collections, des rencontres avec les restaurateurs et les conservateurs, et organise même des vernissages. Hier, c’était le vernissage de l’exposition de l’artiste israélienne Inbal Hoffman, que les invités virtuels ont pu suivre sur Zoom, avec présentation des œuvres et de l’artiste. Une exposition qui résonne d’ailleurs avec la drôle de réalité qui est la nôtre depuis quelques mois. Intitulée « Les sommets de la banalité » l’exposition présente les installations réalisées par la jeune femme avec les matériaux de la maison, ustensiles du quotidien, produits d’entretien, tout ce qu’elle peut transformer et sortir de leur rôle ordinaire. En somme, tout ce qui peut servir de matière première en ces temps de confinement.

D’ailleurs, l’exposition d’Inbal Hoffman s’inscrivait dans le cadre du festival Manofim d’art contemporain qui se tient tous les automnes à Jérusalem et qui cette année, a lui aussi dû se dérouler en ligne, tout comme le festival Peinture Fraiche à Tel Aviv. Pendant le confinement et la crise sanitaire, l’art reste vivant, parce qu’en Israël comme ailleurs, on sait que la culture, c’est essentiel. (Source : radioj.fr)

Pascale Zonszain

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