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El Al a annoncé qu’il reprendrait ses vols vers plusieurs destinations : Los Angeles, Miami, Francfort, Kiev et Sofia – des vols qui viendront s’ajouter à ceux qui desservent d’ores et déjà New York, Londres, Paris et Athènes.

Le Times of Israel s’est entretenu avec Nissim Malki, ancien directeur financier d’El Al, qui a occupé divers postes au cours des 42 années de carrière passées au sein de l’entreprise.

Directeur financier pendant onze ans jusqu’à son départ en 2014, ce dernier était notamment chargé du budget du transporteur, de ses comptes, de sa trésorerie, de sa planification en termes de stratégie, de ses assurances, de ses achats et de ses acquisitions d’avions.

« Comment donc quelqu’un de sain d’esprit peut-il acheter El Al ? », s’exclame Malki dans un entretien téléphonique. « La compagnie perd de l’argent et elle doit affronter de nombreux autres problèmes ».

« Pour parler du positif », ajoute-t-il, « El Al a de nombreux points forts. Peut-être le plus pertinent est la réputation solide de la firme parmi les Juifs du monde entier. Allez donc à Brooklyn demander à un jeune Juif ce qu’est El Al et il vous répondra ‘Israël’. La perception dominante, c’est qu’El Al est Israël ».

De plus, poursuit-il, la compagnie est perçue par le gouvernement comme un atout stratégique, et la pandémie a entraîné un terrain favorable au changement. « El Al a un vrai bilan à présenter en termes de sûreté et de sécurité et peut-être que, contrairement à ce qu’on pourrait penser, la COVID-19 a créé une opportunité pour restructurer et mettre en oeuvre des changements qui auraient pu, par ailleurs, ne pas être facilement réalisables dans un autre contexte », continue-t-il.

El Al a été cloué au sol par la pandémie et par les restrictions sur les voyages qui ont suivi, obligeant la firme à placer 80 % de ses 6 303 employés en congé sans solde, à réduire de 20 % les salaires de ses dirigeants et autres cadres supérieurs, à stopper ses investissements et à signer des accords déterminant la vente ou la cession-bail de trois Boeing 737-800.

La compagnie doit environ un million de shekels aux passagers dont les vols ont été annulés pour cause de coronavirus.

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