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De nombreux jeunes pianistes ont fait leurs débuts en France grâce au festival Piano aux Jacobins, à Toulouse, dont la 41e édition, raccourcie pour cause de Covid-19, s’est tenue la semaine dernière. Mais le jeune Isrélien de 16 ans, Yoav Levanon est un très jeune, est un météore.

Le jeune homme a commencé à jouer à l’âge de 3 ans. Il est monté sur scène un an plus tard, a remporté le Concours national de piano en Israël l’année suivante et fait ses débuts avec l’Orchestre de chambre d’Israël à 7 ans. Comme le Russe Evgeny Kissin, il n’a jamais subordonné sa carrière aux concours internationaux. En 2019, il est le plus jeune pianiste jamais présenté en récital au Verbier Festival. Sa carrière internationale vient à peine de commencer.

Même si son rapport avec le public est assez distant, celui-ci, ainsi que les spécialistes considèrent que malgré des moyens hors du commun, Yoav Levanon n’est pas qu’un virtuose foudroyant. Ses choix interprétatifs affirmés en font déjà un authentique musicien, qui a tout pour devenir un des pianistes majeurs de ce siècle.

A Toulouse, il a interprété avec succès des morceaux qui figurent parmi les plus ardus du répertoire : Variations sérieuses en ré mineur de Felix Mendelssohn, la Fantaisie op 17 de Robert Schumann, le Prélude en do dièse mineur n°25  de Frédéric Chopin et la sonate en si mineur  de Franz Liszt.

Pour (ré) écouter, le concert sur France Musique.

 

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