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Un rapport réalisé par le cabinet Deloitte révèle un tableau sombre des défis auxquels sont confrontés les écoliers arabes : le budget gouvernemental alloué aux élèves arabes est inférieur de 39 % à celui des élèves israéliens juifs dans les lycées. Et il manque au secteur arabe quelque 6 000 salles de classe.

La pandémie de coronavirus a aggravé encore cette pénurie, car les salles de classe déjà pleines d’une quarantaine d’enfants doivent être divisées en capsules. Il manque également quelque 140 000 ordinateurs aux élèves arabes, qui doivent souvent faire avec une infrastructure internet lente et une couverture cellulaire 4G insuffisante.

Les étudiants arabes sont sous-représentés dans les sciences, technologie, ingénierie et mathématiques dans les universités et les facultés, même si des progrès ont été réalisés à cet égard. En effet, au cours des six années précédant 2018, le nombre d’Arabes israéliens étudiant des matières techniques dans les universités et facultés israéliennes a doublé, selon les données publiées par le Conseil de l’enseignement supérieur.

Mais même si les chiffres sont encourageants, un pourcentage élevé d’étudiants arabes ne parviennent pas à obtenir leur diplôme avec un taux d’abandon de 49 %, contre un taux d’abandon de quelque 20 % pour leurs homologues juifs.

La plupart des étudiants arabes entrent à l’université et à la faculté à l’âge de 18 ans, dès la fin du lycée  contrairement à leurs homologues juifs qui commencent à un âge plus avancé, après leur service militaire. En raison de leur jeune âge, les étudiants arabes « ont besoin d’un mentorat » pour les aider à s’orienter dans leurs études. Les mentors pourraient être des étudiants arabes de troisième ou quatrième année qui recevraient une bourse pour leur travail.

Non seulement le taux d’abandon est élevé, mais les données le montrent. Quarante-deux pour cent de ceux qui terminent leur diplôme ne trouvent pas d’emploi dans leur domaine de compétence, a-t-il dit, contre 20 % pour les Juifs.

Le programme appelle donc à investir dans le système éducatif, en mettant l’accent sur l’encouragement des étudiants à suivre des études et l’enseignement de compétences générales, ainsi que sur les infrastructures physiques des écoles.

Il faut encourager les entreprises technologiques à employer davantage d’Arabes, et des parcs industriels devraient être créés dans les autorités régionales arabes, afin de promouvoir l’esprit d’entreprise et les opportunités d’emploi dans les villes arabes.

 

Source : Times of Israel (Copyrights).
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