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Le Parlement israélien a adopté, ce mercredi 22 juillet, en lecture préliminaire un projet de loi interdisant les « thérapies de conversion », ces pratiques visant à changer l’orientation sexuelle des personnes LGBT (lesbiennes, gays, bis, trans), largement considérées comme violant les droits humains.


Les députés ont voté le projet de loi (42 voix pour, 36 contre) du député Nitsan Horowicz du parti de gauche Meretz, qui pénalise l’usage des thérapies de conversion. «C’est un moment historique» s’est félicité Nitsan Horowicz, lui-même ouvertement homosexuel.  Intitulé «Loi des psychologues», le texte qui stipule notamment qu’un «psychologue pourra se voir retirer sa licence pour une période d’au moins cinq ans», s’il pratique des thérapies de conversion, doit encore être soumis à trois lectures supplémentaires à la Knesset (Parlement) avant d’être adopté.

Risque accru de suicide

Le recours aux chocs électriques lorsque les sujets voient des images de relations homosexuelles et l’injection de testostérone figurent parmi les techniques les plus controversées de ces thérapies pratiquées notamment aux États-Unis mais aussi en Europe.
Aucune étude connue ne permet de conclure que l’orientation sexuelle puisse être modifiée.
Cependant, il a été scientifiquement prouvé que de telles «thérapies» pouvaient amener à la dépression, des troubles anxieux, la perte de sensations sexuelles et un risque accru de suicide.
Les «thérapies de conversion», sont «dégradantes et discriminatoires», a estimé récemment Victor Madrigal-Borloz, un expert indépendant de l’ONU, en réclamant leur interdiction mondiale.
«Lorsqu’elles sont menées par la force, elles représentent également une violation de l’interdiction de la torture et des mauvais traitements», a ajouté l’expert, qui a recueilli ces derniers mois des données et témoignages dans une centaine de pays.
Israël est considéré comme l’un des pionniers en matière de droits LGBT, et les «thérapies de conversion» ont été reconnues par le ministère israélien de la Santé, comme préjudiciables pour ceux qui les subissent.

Source Le Figaro

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