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Nadine Baudot-Trajtenberg, ancienne vice-gouverneur de la Banque d’Israël, dans une interview au Times of Israel : « Le plan de distribution de 6 milliards de shekels a été une « réponse déconcertante », a déclaré Mme Baudot-Trajtenberg, « si irréfléchie » compte tenu du fait que le gouvernement a eu des mois pour réfléchir à ce qu’il fallait faire. Et tandis que le plan de prolongation des allocations de chômage jusqu’en juin 2021 apporte une sorte de certitude aux chômeurs, a-t-elle dit, et est « généreux », sa conception est imparfaite car il ne s’agit que d’une solution « à court terme ».

« Tout le monde est maintenant assez conscient que nous allons vivre avec cette crise pendant au moins un an », a-t-elle déclaré. « Le virus ne disparaîtra pas ». Et si c’est le cas, alors la conception des politiques doit être réfléchie « bien plus que ce que le gouvernement a fait ».

LE PLUS.

Nadine Baudot-Trajtenberg obtient son baccalauréat spécialisé en sciences économiques du Département de sciences économiques en 1978. Elle reçoit alors la très prestigieuse bourse « Rhodes », l’amenant à l’Université Oxford, où elle effectue sa maîtrise en sciences politiques, philosophie et économie. Fait remarquable, elle est la première Québécoise à obtenir cette bourse. Quittant Oxford, elle poursuit des études doctorales à l’Université Harvard. En 1985, elle obtient son doctorat en sciences économiques spécialisé en finances publiques et macroéconomie sous la direction du très réputé Lawrence Summers.

Elle enseigne ensuite dans différentes universités, dont l’Université de Tel-Aviv, le Centre interdisciplinaire de Herzliya, ainsi que la Tufts University (Massachusetts). En 1993-94, elle est nommée Fellow du Hoover Institute de l’Université Stanford.

C’est en 1987, après avoir maîtrisé l’hébreu, qu’elle se joint à la Bank Hapoalim, l’institution financière la plus importante en Israël. Elle y occupe le poste d’économiste en chef. En cette qualité, elle édite la Revue économique trimestrielle (publiée par la Bank Hapoalim) et participe à de nombreux congrès spécialisés en politique économique. Ses publications économiques portent sur des sujets aussi divers que les pensions de retraite en Israël, le marché immobilier, l’impact économique et social de l’immigration massive en provenance de l’Union soviétique et l’importance du secteur de haute technologie pour Israël. Elle se distingue notamment pour ses écrits à teneur politique portant sur l’impact économique de l’Intifada et sur les incidences économiques de divers scénarios de paix.

Entre 1996 et 2003, Nadine Baudot-Trajtenberg occupe diverses positions au sein du groupe Hapoalim, comme directrice du groupe de recherche à la division des valeurs, directrice du groupe de conseil en investissements pour investisseurs institutionnels et directrice du « trading » sur les valeurs étrangères. Elle y transige des actions, des produits dérivés et des obligations aux quatre coins du monde, du Canada aux États-Unis, de l’Europe à l’Asie. En 2003, le groupe Hapoalim fait appel à ses talents d’entrepreneure pour mettre sur pied un département de relations aux investisseurs. Elle établit un climat de confiance et de transparence pour les investisseurs institutionnels israéliens et étrangers ainsi que pour les agences de notation financière (rating agencies) en privilégiant les contacts fréquents et des présentations des résultats financiers du groupe. Elle rencontre également les autorités régulatrices de divers pays ainsi que des représentants des milieux politiques et des médias. À la suite des quatre premières années de la création de ce département, les investissements étrangers du groupe Hapoalim triplent. Pendant la grave crise financière de 2008-2009, elle devient un membre actif du comité Global Asset and Liabilities Management ainsi que du comité d’action du groupe Hapoalim. Pendant toutes ces années, Madame Baudot-Trajtenberg est la porte-parole principale de la communauté financière israélienne, notamment sur les sujets liés à la finance, le système bancaire ainsi que les développements économiques en Israël.

En 2009, la docteure Nadine Baudot-Trajtenberg retourne dans le milieu académique pour devenir vice-doyenne de l’école d’administration Arison du Centre interdisciplinaire Herzliya près de Tel-Aviv, où elle est responsable des programmes du MBA. Elle organise entre autres des voyages d’études en Inde et en Chine pour ses étudiants. Madame Baudot-Trajtenberg garde d’étroits contacts avec le secteur privé alors qu‘elle siège toujours à plusieurs conseils d’administration. Nadine Baudot-Trajtenberg connaît une carrière remarquable. Elle a été active sur au moins trois continents et elle a œuvré tant dans le secteur privé qu’académique. Nous sommes donc très heureux qu’elle ait trouvé le temps de venir à la fois dans sa ville natale et son Alma mater afin que nous puissions honorer son brillant parcours. Monsieur le doyen, je vous prie de remettre à Madame Nadine Baudot-Trajtenberg, la médaille de diplômée d’honneur de la Faculté des arts et des sciences.

Hommage rendu lors de la Collation des grades de premier et deuxième cycles de la Faculté des arts et des sciences – cérémonie du jeudi 16 juin en soirée.

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