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La Jordanie a été l’un des pays les plus réactifs de sa région face à la pandémie. Dès le 23 février 2020, alors que le premier cas ne sera enregistré que le 2 mars 2020, Amman interdisait son territoire aux voyageurs venus de Chine, d’Iran et de Corée du Sud. Puis le 25 février aux passagers en provenance d’Italie. Avant de stopper tous les vols à compter du 17 mars et d’imposer une quarantaine dans des hôtels d’Ammam et situés près de la Mer Rouge, loués aux frais du gouvernement et réservés aux ressortissants de retour au pays.

S’ajoutait à cela un confinement et la fermeture de tous les lieux publics, y compris les mosquées, des entreprises publiques et privées. Ainsi qu’un couvre-feu. Le gouvernement s’est engagé à fournir les soins de santé nécessaires à tous les Jordaniens, quel que soit le type d’assurance médicale dont ils disposent, et même en l’absence de couverture. Un fonds de secours dédié à l’éradication du coronavirus permet de recevoir des dons locaux ou étrangers.

Le fléchissement plus rapide de la courbe de progression des cas de Covid-19, par rapport à ses voisins, montre que cette stratégie a portée ses fruits. Tout comme celle d’une communication tous azimuts avec notamment la création d’un site d’information officiel sur le coronavirus et le lancement d’un centre national pour coordonner les actions relatives à la Covid-19.

Amman a pu percevoir le 25 mars 2020 une tranche initiale de 140 M$ d’un prêt sur quatre ans déjà prévu et accordé par le Fonds monétaire international (FMI), fort utile pour mieux gérer la crise.

La banque centrale jordanienne a autorisé les banques à restructurer les prêts des particuliers et des entreprises tout en injectant plus de 550 millions de dinars (686 M€) dans l’économie. Une aide a été consentie aux travailleurs journaliers tandis que les arrêts de travail obligatoires à cause du virus étaient considérés comme des jours de congés officiels, obligeant les employeurs à continuer à verser les salaires. Le paiement de toutes les taxes concernant des produits (d’importation ou domestiques) dans le domaine de la santé est reporté à la fin de l’année 2020.

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