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Selon le Bureau central palestinien des statistiques (PCBS), deux millions de personnes vivent aujourd’hui dans la bande de Gaza. A la date du 30 mars 2020, la densité de population dans la bande de Gaza estimée par le PCBS est de 5.533 personnes au kilomètre carré.

Les services officiels palestiniens avancent qu’il s’agit-là « de la densité de population la plus élevée au monde ».  5.533 personnes au kilomètre carré, c’est en réalité une densité de population très modérée.

A titre comparatif, il existe à travers le monde des villes très densément peuplées comme Dacca, au Bengladesh (47.000 h/km2) ou Manille aux Philipppines (43.000 h/km2 ).

Plus parlant encore pour nos lecteurs français : la densité de population de Paris intra-muros, qui abrite justement avec un peu plus de 2 millions d’habitants une population comparable à la bande de Gaza, est de 21.067 habitants au kilomètre carré.

Certes, objectera-t-on, la bande de Gaza n’est pas homogène. Elle est composée de zones urbaines où vivent les populations, mais aussi de zones agricoles.

De larges parties du territoire abritent une population très clairsemée, inférieure à 5 habitants au km2.

La principale agglomération urbaine est Gaza-ville, pour laquelle aucune statistique récente n’est disponible.

Selon les derniers chiffres disponibles sur Wikipedia, qui datent de 2017, 590.481 personnes vivaient à cet époque à Gaza ville.

D’après le Bureau central palestinien des statistiques, le taux de croissance de la population à Gaza ces dernières années serait lui de l’ordre de 2,9%.

Si on applique ce taux de croissance sur la dernière décennie écoulée, on peut estimer que 643.000 personnes habiteront la ville de Gaza à la fin de l’année 2020.

Le territoire de la ville de Gaza étant de 45 km2, cela donne une densité de population de 14.296 habitants au km2. C’est naturellement plus élevé que la moyenne de la bande de Gaza, mais cela demeure un taux très en deçà de la « surpopulation ».

C’est dans les « camps de réfugiés », où les descendants de réfugiés sont cantonnés sous assistance onusienne depuis 70 ans, que l’espace manque le plus. Là, des choix politiques d’urbanisation ont pu créer, localement, des poches de densité de population élevée.

https://infoequitable.org/non-contrairement-a-ce-que-dit-l-afp-gaza-n-est-pas-surpeuplee/

 

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