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La France ne le connait pratiquement pas. Gabi Ashkenazi, israélien « pur et dur », formé à Haïfa et aux Etats-Unis, et qui doit être nommé ministre des Affaires étrangères du gouvernement d’union et d’urgence, a passé 37 ans sous l’uniforme avant de rejoindre la politique et la diplomatie. Gaby Ashkenazi est né le à Hagor. Il a été le 19e chef d’état-major de Tsahal. Depuis le 30 avril 2019, il fait partie de la Knesset.

LE PLUS. Selon Le Times of Israel : « En 1973, il prend part à la guerre de Kippour, puis participe en 1976 à l’opération Entebbe organisée par Israël pour libérer les passagers d’un vol entre Tel-Aviv et Paris détourné vers l’Ouganda par des membres et sympathisants du Front populaire de libération de la Palestine (FPLP) et au cours de laquelle est tué le frère de Benjamin Netanyahu, Yonatan.

Après une parenthèse de quelques années dans la high-tech et à la tête d’un fonds d’aide sociale, cet homme de 66 ans au visage rond marqué par des sourcils épais et un sourire engageant se lance dans la vie politique en 2019. Il rejoint alors M. Gantz dans le quatuor dirigeant de la formation centriste Kakhol lavan dont le but initial est de chasser le Premier ministre Benjamin Netanyahu du pouvoir. Devenu député, M. Ashkenazi est nommé, après les législatives de septembre 2019, président temporaire de la puissante commission parlementaire des Affaires étrangères et de la Défense. Ce père de deux enfants, né dans un moshav et résidant à Kfar Saba, dans le centre d’Israël, a déclaré l’an dernier qu’il entrait en politique pour « panser les plaies de la société israélienne ».

Gaby Ashkenazi est diplômé en sciences politiques de l’université de Haïfa et en administration des Affaires de l’université américaine de Harvard. Elevé dans un village agricole et une famille modeste, M. Ashkenazi est réputé être un homme au contact facile et au langage direct qui se dit « proche du peuple » et sensible aux difficultés des classes défavorisées. Celui qui se targue d’avoir été à 42 ans le plus jeune général de l’armée israélienne entame à l’âge de la retraite une nouvelle transition professionnelle : des champs de bataille aux couloirs des chancelleries ».

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