Partager :

SPECIAL RADIO LIVE. A 14h30 en direct ce mercredi sur Radio J avec Steeve et Daniel. Trois questions que nous allons traiter. Question N°1. Une startup  israélienne qui mérite toute notre attention. SATURAS, irrigation de précision. / Question N°2. Amazon en Israël. Le grand retour?/ Question N°3. Quel est le coût économique de la crise du Covid-19 en Israël?

……………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………..

Question N°1. Une startup  israélienne qui mérite toute notre attention?  Saturas.

En 2019, Saturas, start-up israélienne, a levé 9 millions de dollars, dont environ $1,5 million par la Commission européenne dans le cadre d’une subvention H2020, pour soutenir le développement de son offre de capteurs miniaturisés qui mesurent en continu le potentiel hydrique des troncs d’arbres et de vignes (PHT).

Le PHT est scientifiquement reconnu comme la mesure la plus fiable du stress hydrique d’une plante ainsi qu’un outil important pour la gestion de l’irrigation.

Saturas a été la première entreprise à développer un système de mesure automatique du PHT, remplaçant ainsi les mesures manuelles que les producteurs d’arbres fruitiers et de vignes utilisaient depuis des décennies.

Les capteurs miniaturisés développés par Saturas transmettent les données traitées à des serveurs centraux qui permettent d’adapter l’irrigation aux besoins des cultures en temps réel.

«L’agriculture de précision est devenue un secteur en pleine expansion, avec un taux de croissance annuel estimé à plus de 20 %.», déclare Anat Halgoa Solomon, co-fondatrice et PDG de Saturas.

«Saturas brigue une forte présence sur ce marché, et, de ce fait, il est vital que nous nous associions avec les acteurs importants et extrêmement fiables du marché.

………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………

Question N°2. Amazon en Israël. Le grand retour?

Amazon avait arrêté ses livraisons à destination d’Israël le 22 mars. Le géant du commerce en ligne Amazon a relancé son service de livraisons vers Israël, ne garantissant toutefois pas les frais d’envoi gratuits pour les montants à partir de 49 dollars (45 euros) comme cela était précédemment le cas.

Amazon a repris ses activités mais a également mis en garde contre les délais d’expédition prolongés. « Les voies aériennes sont actuellement limitées, ce qui affecte notre capacité à expédier des produits aussi rapidement et efficacement que nous le ferions en temps normal », a fait savoir ce dernier.

Le géant de la vente en ligne Amazon a fait don de 300 000 dollars (276 000 euros), soit environ un million de shekels, à une organisation américaine à but non lucratif pour lui permettre d’acheter du matériel et des technologies médicales en Israël pour les professionnels de santé et les patients confrontés au Covid-19.

Le don sera effectué par l’intermédiaire de l’Israel Healthcare Foundation, une organisation indépendante à but non lucratif basée aux États-Unis qui œuvre pour améliorer les soins de santé pour les citoyens israéliens et qui constitue l’association des amis américains de Clalit Health Services, le plus grand prestataire de soins de santé en Israël.

……………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………….

Question N° 3. Quel est le coût économique de la crise du Covid-19 en Israël?

C’est une phrase reprise en boucle par des médias non spécialisés : « Le coût économique de la crise liée au Covid-19 est tout a fait léger ». De nombreux observateurs étrangers, qui connaissent assez mal l’état de santé de l’économie israélienne à l’ère du coronavirus, croient encore, que le pays s’en est bien sorti. En fait c’est partiellement faux!

Israël a du mal à s’en sortir, malgré des efforts réels de la part du gouvernement. On sait déjà que la croissance va chuter en 2020. Le taux de chômage devrait rester élevé. La dette publique va s’envoler. Les agences d’évaluations internationales ne vont pas faire de cadeaux à Israël.  Quelques informations utiles :

DIFFICULTES POUR LESP ME. Selon T.O.I. « De nombreux coiffeurs, guides touristiques, propriétaires de boutiques, photographes et travailleurs indépendants en tous genres ont le sentiment que l’État les a abandonnés alors qu’ils ont besoin d’aide, après la fermeture de l’économie entraînée par la pandémie de coronavirus ».

« De nombreux coiffeurs, guides touristiques, propriétaires de boutiques, photographes et travailleurs indépendants en tous genres ont le sentiment que l’État les a abandonnés alors qu’ils ont besoin d’aide, après la fermeture de l’économie entraînée par la pandémie de coronavirus ».

PREJUDICE. Selon i24News: « Le préjudice économique pour les entreprises du secteur privé (secteur de l’aviation exclu) s’élève à plus de 50 milliards de shekels depuis le début du mois de mars, selon les données publiées par la Fédération israélienne des Chambres du commerce.

Les secteurs les plus touchés par la crise due au coronavirus sont ceux du tourisme et du commerce de détail non alimentaire, qui ont vu leurs revenus chuter de plus de 80%.  « Les modèles d’assistance financière proposés jusqu’à maintenant aux entreprises par le gouvernement, qui consistent en des aides sélectives basées sur des prêts, reviennent à mettre un pansement sur une blessure de l’aorte », a déclaré Uriel Lynn, président de la Fédération.

« L’Etat doit comprendre que la sortie de crise doit inclure un processus efficace de compensations financières aux sociétés, en fonction de critères clairs tenant compte de leurs revenus d’activité de l’année précédente sur la même période », a-t-elle ajouté.

Roee Cohen, qui préside la Chambre israélienne des entreprises et organisations indépendantes (LAHAV), a quant à elle souligné auprès de la Commission du Parlement israélien sur la crise du coronavirus, que les prêts garantis par le gouvernement pour les petites entreprises paraissaient séduisants sur le papier, mais que leur mise en place n’était « qu’un grand bluff ».

« Les banques ne sont pas disposées à prêter de l’argent aux entreprises les plus fragilisées par la crise. Depuis que le ministère de la Santé a annoncé que certains secteurs ne retourneraient pas au travail au moins avant six mois, pas un seul restaurant n’a reçu d’accord de prêt », a-t-elle signalé ».

LES ISRAELIENS NON-SATISFAITS PAR LE VOLET ECONOMIQUE DE LA GESTION DE LA CRISE. Un Sondage datant du 10 MAI.  Selon i24News : « Une nette majorité des Israéliens approuve les mesures sanitaires prises par le Premier ministre Benyamin Netanyahou pour enrayer la propagation de l’épidémie, tandis qu’ils se montrent plus critiques vis-à-vis de sa gestion de l’économie, selon un sondage. Interrogées sur la gestion par B. Netanyahou de la crise du Covid-19 en matière de santé, 74% des personnes ayant répondu au sondage diffusé sur Channel 12 ont déclaré qu’elles approuvaient ses mesures, tandis que 23% n’étaient pas satisfaites.

Parmi les sondés qui se définissent comme de droite, 88% approuvent ses actions tandis que seulement 12% se disent contre. Pour les répondants qui se considèrent de gauche, 58% approuvent les décisions du Premier ministre, et 39% se déclarent contre. Concernant les questions économiques, 70% des personnes de droite approuvent la réponse apportée par le gouvernement contre 27% qui affirment le contraire.

À gauche, 30% déclarent qu’ils la soutiennent contre 66% qui la critiquent.  Dans l’ensemble, 57% des répondants au sondage déclarent qu’ils sont inquiets pour leur avenir sur le plan économique en raison de l’épidémie, alors que 41% ne le sont pas ».

Partager :