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Un article de Jean Klein pour Israël Valley. Pendant des siècles, juifs, musulmans et chrétiens ont associé le site de Tel Shiloh à la maison du tabernacle biblique, le sanctuaire portatif où les Israélites ont abrité l’Arche d’Alliance.
Mais aujourd’hui, en raison de leur signification biblique, les ruines archéologiques sont devenues un lieu de pèlerinage pour les chrétiens évangéliques.
La semaine dernière, Benjamin Netanyahu a visité Tel Shiloh avec l’ancien gouverneur de l’Arkansas Mike Huckabee et les dirigeants des colons, l’appelant la « première capitale » d’Israël.
En 2009, Tel Shiloh a accueilli 30 000 visiteurs, dont 60 % de chrétiens évangéliques. En 2012, le gouvernement a affecté environ 4,2 millions de dollars à un plan de préservation et de mise à niveau du site, inaugurant un nouveau centre des visiteurs l’année suivante et depuis, le site a vu le tourisme monter en flèche à environ 120.000 visiteurs en 2018.
Contrairement à d’autres sites importants de Cisjordanie, Tel Shiloh est géré par le conseil local des colons et Mishkan Shiloh, une organisation privée à but non lucratif, plutôt que par la Nature and Parks Authority d’Israël. Malgré l’histoire longue et variée de Tel Shiloh, le site rappelle sa pertinence juive, avec peu d’attention pour les autres périodes ou peuples, qu’ils soient cananéens, byzantins ou musulmans.
Parmi les ruines se trouvent trois églises de l’époque byzantine et deux mosquées. L’une des deux mosquées historiques est située à l’extérieur du parc archéologique, tandis que la seconde n’est ni marquée ni aménagée pour les visiteurs. Une église byzantine a été reconstruite et sert de cadre à des manifestations. Une nouvelle présentation tridimensionnelle « holographique » a été réalisée avec une représentation du tabernacle et une description des rituels qui y sont pratiqués, basée sur la Bible.
Un petit musée à l’intérieur du centre d’accueil des visiteurs mentionne à peine près de 1 400 ans de domination musulmane, et un film décrivant l’histoire du site traite exclusivement du récit biblique.
Cette vision à sens unique est critiquée par les ONG et les historiens qui jugent cette présentation non conforme à la réalité.
Source : Phys Org & Israël Valley
 

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