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Le magazine Télérama a consacré récemment un dossier sur le succès des séries télévisées israéliennes et a interrogé Koby Gal-Raday, diplômé de la prestigieuse Sam Spiegel Film and Television School de Jérusalem, l’une des quinze écoles du pays dédiées à l’écriture cinématographique et télévisuelle, qui est le directeur de la chaîne câblée Yes. qu’il décrit comme la « meilleure télévision israélienne du monde ». Le festival Séries Mania a, par deux fois, décerné son Grand Prix à des séries israéliennes, toutes deux présentées par Yes : Your honour et On the spectrum , formidable chronique autour de la vie de trois jeunes adultes autistes.
Ces prix attestent de l’attrait grandissant que suscitent, en Europe comme aux Etats-Unis, les fictions venues d’Israël. Le groupe Canal+ diffusera le 4 avril prochain la deuxième saison du thriller False Flag, ainsi que Miguel, l’histoire d’un petit garçon guatémaltèque adopté par un Israélien gay.
Ces dernières années, Israël s’est en effet imposé, sur le marché international des formats audiovisuels, comme une sorte de caverne d’Ali Baba pour studios américains en mal de scénarios originaux. Ils sont venus puiser auprès de prolifiques auteurs de ce pays où il y a « tant d’histoires et si peu de géographie ».
Les concepteurs israéliens de séries, confrontées à un sous-financement chronique, voient avec plaisir l’arrivée de capitaux et de partenaires étrangers, mais redoutent les producteurs américains, qui mettent beaucoup d’argent mais sont  trop interventionnistes, notamment Netflix, qui prend tous les droits et cherche à contrôler toutes les étapes du développement.
Sur certains thèmes sociétaux, comme l’homoparentalité, la maladie mentale ou le harcèlement sexuel, les séries israéliennes peuvent être très libérales. Parfois plus que leurs homologues françaises . Par exemple, la fiction Muna, traite dune photographe palestinienne citoyenne d’Israël dont le petit ami est juif. C’est la première fois que le personnage principal d’une série de service public est une femme arabe, mais l’histoire aborde un point ultra-sensible de la société : les unions mixtes.
 

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