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Benjamin Netanyahu s’est félicité récemment de l’avancement des travaux de la tour solaire Ashalim en construction dans le désert du Neguev en Israël. “Nous continuons de construire la centrale thermique solaire dans la communauté d’Ashalim dans le Néguev qui devrait produire de l’électricité dès l’année prochaine. Quelle fierté de savoir qu’Israël dirige l’un des plus grands projets au monde dans ce domaine”, a déclaré le dirigeant israélien sur les réseaux sociaux.
Faisant 240 mètres de hauteur, Ashalim devrait selon les estimations des pouvoirs publics israéliens fournir 2% des besoins énergétiques électriques du pays, soit 121 mégawatts, ou la consommation locale de 110.000 foyers de taille moyenne. La tour solaire sera alimentée par une installation de 50 600 miroirs réfléchissants. Suivant le trajet des rayons solaires toute la journée ces miroirs permettront à la tour de chauffer suffisamment d’eau pour accroître les quantités d’électricité générées par l’hydroélectrique et le nucléaire. Pour rappel, à l’heure actuelle, la plus haute tour de centrale solaire culmine à 165 mètres et se retrouve en Espagne.
En janvier dernier, l’acteur américain Leonardo DiCaprio, connu pour son engagement dans la préservation de l’environnement, avait fait l’éloge de la centrale solaire israélienne. (Yaakov Tanenbaum – © Le Monde Juif .info) ( https://www.lemondejuif.info/2017/10/netanyahu-israel-dirige-lun-plus-grands-projets-monde-matiere-denergie-solaire-thermique/)
LE PLUS. Une tour solaire est une centrale à énergie renouvelable, construite de manière à canaliser l’air chauffé par le soleil afin d’actionner des turbines pour produire de l’électricité. Le colonel Isidoro Cabanyes en a conçu le premier prototype en 1903. La première centrale à l’échelle a été construite en Espagne par l’ingénieur allemand Jörg Schlaich en 1981. L’ingénieur français Edgard Nazare (1914-1998) en a proposé un modèle amélioré dans les années 1950 sous le terme « centrale aérothermique » ou « tour à vortex », et sous la forme d’une tour métallique (brevet de 1956 et 1964) confinant un cyclone artificiel par différence thermique dont la puissance était captée par des éoliennes encastrées en périphérie de la tour3.

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