EXTRAIT D’UN ARTICLE DE PRESSE PUBLIE EN FRANCE.
« Dans son livre intitulé « Coups et blessures – 50 ans de secrets partagés avec François Mitterrand », l’ancien ministre des Affaires étrangères Roland Dumas parle de ses souvenirs : « Les Israéliens en font à leur guise en France, et manipulent les services de renseignements français (DST) comme bon leur semble ». Et d’ajouter : « je ne suis pas d’accord avec la politique israélienne, j’ai toujours été fidèle au principe d’équilibre instauré par le général de Gaule au Moyen Orient. Les peuples arabes ont droit au respect. La politique israélienne actuelle inspirée des activités proches des sionistes ne suit pas le bon chemin ».
Les révolutions arabes auront une impact forte sur Israël
Dans son ouvrage paru le mois d’avril dernier, le diplomate français estime que les révolutions arabes sont l’événement le plus important après celui la fin du colonialisme et celui de la chute du mur de Berlin, et leur impact sur Israël sera formidable. Mais d’après lui, l’Égypte est en train de payer le prix de l’humiliation qu’elle a fait pâtir au peuple Palestinien, et ce de par son laxisme avec les Américains et les Israéliens.
L’ancien ministre français des affaires étrangères s’est longuement attardé sur la Syrie. Il a révélé avoir visité l’ancien président syrien Hafez Al Assad en 1992 sur une suggestion de Shimon Peres qui était alors chef de la diplomatie israélienne. Rapportant leur longue discussion qui a porté sur le Liban, durant laquelle Assad s’est attelé à lui expliquer que le Liban est une terre syrienne et que les problèmes sont dus aux Britanniques et aux français qui ont opéré un partage injuste, Dumas affirme qu’il sentait qu’Assad voulait par là le taquiner sans aller pour autant jusqu’à mettre en question les frontières léguées par le colonialisme. « Bien au contraire, c’est une chose qu’il a refusée, lorsque certains leaders maronites le lui ont suggérée, comme l’a rapporté Karim Bakradouni », un ancien responsable des Phalanges-les Kataëb. Indiquant avoir aussi connu le président syrien actuel Bachar ElAssad, il le qualifie « d’homme charmant qui détient un esprit plus ouvert que celui de son père, un esprit pétillant, qui ne récuse pas les questions embarrassantes », estimant que les israéliens se trompent de ne pas négocier avec lui ».
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