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Le correspondant de RFI à Jérusalem, Michel Paul : « Israël reste déterminé à quitter l’Unesco si les Etats-Unis en font de même. Les Israéliens se félicitent cependant de l’élection de la Française Audrey Azoulay, ancienne ministre de la Culture, à la tête de l’organisation.
En Israël on le souligne, ce qui compte c’est ce qui va se passer dans les faits, et non pas la nomination de telle ou telle personnalité à la tête de l’organisation. On laisse toutefois entendre que l’élection d’Audrey Azoulay est un choix qui va permettre à l’Unesco de choisir une nouvelle voie. Les autres possibilités étaient plus risquées, indique-t-on en Israël, sans plus de précisions. Audrey Azoulay est présentée ici par les médias comme une personnalité juive, et la fille d’un proche ami de Shimon Peres.
Mais les Israéliens, particulièrement dans les milieux proches du gouvernement, rappellent que l’Unesco est devenue ces dernières années ce que plusieurs commentateurs qualifient de « théâtre de l’absurde » où se sont surtout multipliées les résolutions anti-israéliennes. De source diplomatique, on indique qu’en fin de compte, c’est la décision des Etats-Unis et d’Israël de quitter l’Unesco qui a permis l’élection de Mme Azoulay. Et l’opposition israélienne affirme qu’Israël a été surpris lorsque les Américains ont annoncé leur décision de quitter l’organisation ».
http://www.rfi.fr/moyen-orient/20171015-israel-satisfait-election-audrey-azoulay-tete-unesco
LE PLUS. SELON RFI LA VEILLE DU VOTE.
Les Etats-Unis ont annoncé jeudi qu’ils se retiraient de l’Organisation des Nations unies pour l’éducation, la science et la culture (Unesco). En quittant une organisation qu’elle juge mal gérée et trop critique à l’égard de l’Etat hébreu, l’administration Trump prend une nouvelle fois ses distances avec un symbole du multilatéralisme. L’Unesco est devenue l’une des arènes de la rivalité diplomatique d’Israël avec les Palestiniens, surtout depuis l’admission de la Palestine en 2011. L’annonce du retrait américain survient en pleine course à la succession de Mme Bokova. Les explications de Manuel Lafont Rapnouil, directeur du think-tank European Council on Foreign Relations à Paris.

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