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Le Dr Avi Rivkind, un expert israélien spécialiste du traitement psychologique des victimes d’attentats, a affirmé lundi à l’agence d’information américain JTA, avoir anticipé la possibilité d’un incident de cet ampleur à Vegas, lors d’une visite effectuée sur place, il y a trois ans.
« J’ai ressenti sur place un manque de présence sécuritaire car il est très facile d’aller et venir dans les casinos et d’entrer dans les centres commerciaux. Je me suis senti très mal à l’aise par rapport à ça », a expliqué le médecin qui dirige l’unité de choc traumatique du centre médical Hadassah à Jérusalem.
Les techniques de cet expert israélien ont notamment été utilisées en 2013 aux Etats-Unis auprès des victimes de l’attentat du marathon de Boston. Venu pour participer à une conférence à Vegas en 2014,  Rivkind avait même confié son inquiétude à une chaîne de télévision locale. « Avec tous les casinos et les gens qui viennent ici des quatre coins du monde, je pense que vous devriez vraiment prendre des mesures importantes de sécurité. Je ne veux pas donner de mauvaises idées aux gens. Mais je pense que vous  devriez bien vous préparer à l’éventualité d’un attentat. A mon avis, ce n’est qu’une question de temps ». (http://www.actuj.com)

A SAVOIR. Selon BFM : « Bien que les raisons qui ont poussé Stephen Paddock, sexagénaire aisé et joueur invétéré, à emporter la vie de 58 personnes et à en blesser plus de 500 à Las Vegas dimanche soir restent inconnues, l’enquête de la police américaine avance. La presse américaine s’en est fait l’écho ce mercredi. Du système aussi meurtrier que défensif qu’il a mis en place dans sa chambre d’hôtel à son passé tant personnel que professionnel en passant par sa relation avec sa compagne Marilou Danley, les éléments de ce terrifiant puzzle commencent à s’assembler.

Dimanche, au moment où en contrebas, une foule écoutait les dernières mesures d’un concert country, Stephen Paddock a brisé la fenêtre de sa suite avant de faire feu. Comme le note ce mercredi le Washington Post dans cet article notamment, l’assassin avait pris ses précautions au préalable. Pour surveiller l’éventuel assaut de la police, il avait dissimulé trois caméras: l’une au niveau du judas de sa porte d’entrée, deux autres dans le couloir dont l’une dans un chariot de service.
Il avait également mis en place un autre dispositif, plus rudimentaire, pour assurer sa tranquillité durant ses préparatifs, selon le New York Times: à son arrivée jeudi dernier dans sa suite, il avait placé un écriteau signalant qu’il ne voulait pas être dérangé à la porte d’entrée. Ce simple stratagème a pu décourager le personnel chargé de l’entretien de la chambre et qui aurait été susceptible d’y découvrir l’arsenal, vingt-trois armes dont des fusils trafiqués pour pouvoir tirer des rafales similaires à celles éjectées par les armes automatiques, qu’il y avait entreposé.
Les modalités de l’acheminement de cette armada jusqu’à son lieu de résidence dans l’hôtel ont d’ailleurs retenu l’attention des observateurs et des enquêteurs dans les heures qui ont suivi le drame. Le journal new yorkais avance une explication: une dizaine de mallettes gisaient sur le sol de sa location. Il a pu les utiliser pour transporter son matériel ».

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