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La ville d’Anvers a organisé une mission économique en Israël. « Pourquoi? Parce que nous voulons inciter nos startups à s’internationaliser et à attirer sur elles l’attention d’entreprises et d’investisseurs israéliens. Mais aussi pour montrer qu’Anvers peut être aussi une bonne base de départ pour toute entreprises intéressée », affirme la cheffe de la délégation et échevine anversoise de l’économie Caroline Bastiaens. Haïfa est par ailleurs depuis les années 60 déjà une ville soeur d’Anvers: des liens qui ont été l’année dernière encore renouvelés par Bart De Wever.
L’accent de la mission reposait, et ce n’est pas un hasard, sur les piliers de l’ample projet numérique d’Anvers: l’innovation numérique conduisant à une smart city, aux cleantech (technologies respectueuses de l’environnement) et à la numérisation des soins de santé. Une visite à la Clinique Rambam s’inscrivait dans cette partie de la mission. Les trois étages en sous-sol du parking de cet hôpital fortifié innovant – n’oublions pas qu’Israël n’entretient pas de trop bonnes relations avec quelques-uns de ses voisins directs! – peuvent être transformés en 72 heures en une clinique à part entière. Cela n’exige certes pas trop d’IT, mais cela symbolise bien la recherche permanente de solutions novatrices.
En mars, Rambam a inauguré l’incubateur médical MedTech, conjointement avec Medtronic qui dispose déjà de centres R&D dans le pays, avec IBM et avec des capital-risqueurs, dont Pitango: une société d’investissement de Chemi Peres, fils de Shimon Peres.
Les startups peuvent y bénéficier d’un support pendant deux ans, après quoi elles doivent rechercher elles-mêmes d’autres investissements. « Notre but est de fournir en l’espace de 8 ans 40 top-entreprises innovantes », prétend Nadav Ben Haim, CEO de MedTech, qui dispose dans ce but d’un fonds de 40 millions d’euros.
Esprit de clocher

 MedTech fait quelque peu penser à l’incubateur ehealth BlueHealth Antwerp. Mais son directeur Tom Braekeleirs y voit quand même des différences. « A Anvers, nous nous concentrons nettement plus sur le volet purement numérique, alors qu’ici en Israël, l’accent est davantage mis sur les tests médicaux. Nous fonctionnons par exemple plus sur base du traitement des données médicales, ce qui est quand même une autre approche », affirme Braekeleirs.

« J’ai appris ici que nous pouvons être fiers de ce que nous faisons en Belgique et que nous pouvons soutenir la comparaison avec l’étranger en matière de soins de santé. Mais nous devons oser encore plus. C’est peut-être un cliché, mais nous avons encore l’esprit de clocher qui agit comme un obstacle », poursuit Braekeleirs.
Source : http://datanews.levif.be

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