Tout est-il pour rose dans la «start-up nation» ? Les obstacles s’avèrent nombreux: de la bureaucratie décrite comme un véritable fléau, pour les entrepreneurs comme pour les universités, mais aussi des limites politiques et démographiques. Les cours dans les unis sont dispensés en hébreu, ce qui ne permet pas d’accueillir des étudiants arabes israéliens – qui font leur cursus dans leur langue – ou des recrues à l’international dans le cadre de programmes d’échanges. Par ailleurs, 20% de la population est constituée de juifs ultra-orthodoxes qui ne travaillent pas et n’étudient pas autre chose que le Talmud. Un véritable poids pour les finances publiques. Et une situation qui va s’aggraver puisque le taux de natalité très élevé des ultra-religieux en fera la population majoritaire à terme.
Avi Zeevi, fondateur de Carmel, le plus grand fonds local de capital-risque, s’alarme pour sa part de la structure économique du pays: «Il y a 1500 start-up créées par an ici, mais plus de 90% du PIB reste très en arrière de cette révolution.» Par ailleurs, certaines recettes ne fonctionnent plus aussi bien. La diaspora, qui donnait beaucoup à la recherche du pays – les murs des universités tapissés des noms de leurs donateurs en témoignent –, se montre moins généreuse ou plus regardante. «Les nouvelles générations sont moins sensibles à cette cause, analyse Isaiah Arkin de l’Université hébraïque de Jérusalem. Soit ils ont moins une âme de mécène, soit ils veulent plus clairement investir et espèrent un retour.»
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