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La Légion. En Israël, très peu de gens, même dans le corps des généraux de Tsahal, connaissent vraiment l’existence de ce corps d’élite. Et pourtant les durs à cuire existent aussi bien dans Tsahal que dans la Légion. Une culture de la Marche (de 50 à 120 kilomètres) et l’esprit commando est développé dans les deux corps d’élites.
Selon (1) : « À ses débuts, la Légion apparaissait comme un corps de durs à cuire à qui elle garantissait l’immunité contre des poursuites pénales, une nouvelle vie et la nationalité française. Dans sa deuxième incarnation, elle est devenue une sorte de famille de substitution. Et aujourd’hui, elle offre l’image d’une force d’élite comparable aux SAS britanniques ou aux Navy Seals américains. Et les légionnaires ne sont plus considérés comme quantité négligeable.

Les jeunes se bousculent pour s’y enrôler

Néanmoins, la Légion conserve quelques caractéristiques de son passé. La marche y occupe toujours une place centrale (pour s’engager, il faut effectuer plusieurs parcours avec tout l’équipement), et les hommes doivent toujours aimer se battre. Mais les salaires sont devenus très attrayants, surtout quand on est affecté à une zone de combat.
La rémunération de base d’une nouvelle recrue est de 1 280 euros par mois, ce qui, avec le gîte et le couvert qui lui sont offerts, est bien loin des 5 centimes par jour alloués au XIXe siècle. À l’époque, un légionnaire pouvait se payer du vin ou du tabac, mais pas les deux, ni bien sûr d’autres produits de luxe.
Les jeunes continuent à se bousculer pour rejoindre les rangs de la Légion. Chaque année, plusieurs milliers d’entre eux se portent candidats et environ 80 % sont refusés. La Légion compte aujourd’hui quelque 8 000 hommes et n’a besoin que de 1 000 recrues par an pour compléter ses troupes.
L’âge d’engagement moyen est de 23 ans. Selon une étude récente, 42 % des engagés sont originaires d’Europe de l’Est et d’Europe centrale, 14 % d’Europe de l’Ouest et des États-Unis, 10 % de France, et le même pourcentage d’Amérique latine et d’Asie. Ces jeunes déracinés prêtent allégeance, non pas à la France, mais à la Légion elle-même….
(1) http://www.courrierinternational.com

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