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Tel aviv. IsraëlValley (Eyal Cohen). Licencier un employé en Israël est bien plus facile qu’en France. Toutefois l’employeur doit respecter une certaine procédure pour ne pas s’exposer à un procès de la part de l’employé. Voici les étapes successives à respecter :

  • L’entretien préalable = Azmana leshimoua

L’employé est officiellement convoqué par l’employeur à un entretien au cours duquel il lui fera part de sa volonté de le licencier en exposant les raisons de son mécontentement, et le laissera présenter ses arguments de défense.

  • Le protocole = shimouah

Il s’agit d’un écrit qui résume l’entretien préalable et qui doit être signé par l’employé, certifiant que ce dernier est bien au courant des remarques de son employeur.

  • La notification de licenciement = mih’tav pitourin

L’employeur dispose de 48 heures pour prendre une décision suite à l’entretien avec son employé. A ce stade, il peut toujours décider d’arrêter la procédure et de conserver le salarié. S’il décide de le licencier, il doit envoyer une lettre de licenciement dans laquelle il indique les raisons qui motivent son choix ainsi que le dernier jour de travail de l’employé

  • Le préavis

Le préavis est une période pendant laquelle le salarié travaille, qui a pour but de donner du temps à l’employé dans l’organisation de son futur licenciement. La durée du préavis varie en fonction de l’ancienneté du salarié. S’il a moins de 6 mois d’ancienneté, il devra effectuer un jour  de préavis par mois travaillé dans l’entreprise. De 6 mois à un an, 2 semaines de préavis. Et 1 mois de préavis au-delà.
Durant la période de préavis, l’employeur peut empêcher le salarié de travailler, il devra alors le payer comme s’il avait travaillé. Inversement, dans le cas où un employé quitterait son travail sans effectuer son préavis il devra rembourser à son employeur la somme correspondant à son salaire pour une telle période.
Les indemnités de licenciement
Le système d’indemnités est très simple en Israël : sauf exception, et faute très grave reconnue par le Tribunal, tout salarié doit recevoir un mois de salaire par années d’ancienneté dans l’entreprise.
Finalement cette procédure, bien que moins contraignante, est similaire sur plusieurs points à la procédure de licenciement française.

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