Deux Israéliennes font décoller leur marque de glaces protéinées
Partie d’une cuisine familiale, Pro Cream est désormais vendue dans plus de 1 000 points de vente en Israël. Derrière cette marque de glaces protéinées, deux amies de 23 ans qui ont investi leurs économies et développé leur entreprise en parallèle de leur service militaire.
Au départ, elles cherchent simplement un encas protéiné qui donne envie. Hadar a mal vécu un régime entrepris à la demande d’une agence de mannequins. Noa, sportive et attentive à son alimentation, se lasse du goût des barres et poudres protéinées. Chacune met 2 000 shekels sur la table pour acheter une machine à glace. Les premières recettes sont ratées, certaines au point de ne même pas être proposées aux amis. Puis les essais finissent par payer. Une vidéo publiée sur les réseaux sociaux cumule des centaines de milliers de vues. Des clients viennent de Haïfa, de Jérusalem et de la région de la mer Morte pour acheter leurs pots à domicile. À une semaine de leur rentrée, l’une en nutrition, l’autre en génie biotechnologique, elles reportent leurs études. Elles se donnent un an pour tenter leur chance.
La suite coûte bien plus cher qu’une machine de cuisine. Une commande d’emballages à 100 000 shekels arrive avec une impression défectueuse : elles décident de tout jeter et de recommencer. Un premier industriel se retire alors qu’elles ont déjà passé deux mois à travailler sur les recettes. Elles poursuivent leurs recherches et trouvent finalement un fabricant à Alfei Menashe, avec lequel elles développent une glace à la texture légère contenant 17 grammes de protéines par portion. Chacune investit au total 100 000 shekels de ses économies, sans se verser de salaire au départ. Entre-temps, la guerre bouleverse leur quotidien. Hadar, mobilisée le 8 octobre 2023, sert pendant un an comme secouriste militaire à Sde Teiman. Noa exerce des fonctions en salle d’opérations. L’entreprise avance sur le temps qui reste, souvent la nuit.
Aujourd’hui, Hadar s’occupe du marketing et Noa des ventes. Les factures qu’elles établissaient autrefois à deux, tant tout leur semblait nouveau, ont laissé place à une répartition des tâches bien rodée. La marque a lancé un parfum halva avec Achva et fait venir 50 congélateurs pour équiper des points de vente. Hadar continue elle-même à livrer des glaces aux influenceurs, un congélateur dans sa voiture. Les deux fondatrices commencent cette année à se verser un salaire régulier et préparent de nouveaux parfums, avec l’ambition de vendre aussi à l’étranger. Elles ont déjà reçu des offres de rachat. Pour l’instant, elles préfèrent garder les commandes.
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