La jeune pousse israélienne Rylo vient de conclure un partenariat avec le géant américain Nvidia pour développer une intelligence artificielle capable de traduire la langue des signes en temps réel. Une innovation qui pourrait transformer le quotidien de millions de personnes sourdes et malentendantes.

Permettre à une personne sourde de communiquer librement, sans dépendre systématiquement d’un interprète : c’est l’ambition de Rylo, une startup israélienne qui vient de franchir une nouvelle étape dans son développement.

Grâce aux infrastructures de calcul du géant américain, Rylo souhaite entraîner des modèles d’intelligence artificielle capables d’interpréter les mouvements, les gestes et les expressions qui composent cette langue, puis de les convertir en texte ou en parole.

Un défi technologique particulièrement complexe, car la langue des signes repose sur une combinaison de mouvements et de nuances visuelles que les systèmes d’IA doivent apprendre à reconnaître.


Cette avancée s’appuie notamment sur l’acquisition, il y a moins d’un an, de la société sign.mt, fondée par le chercheur israélien Dr Amit Moryossef, aujourd’hui responsable des recherches de Rylo. Les équipes utilisent notamment Cosmos Tokenizer, une technologie développée par Nvidia pour traiter les données vidéo, ainsi que ses outils d’entraînement de modèles d’IA.

Fondée en 2022 par les entrepreneurs israéliens Tomer Aharoni et Alon Ezer, Rylo a déjà levé 101 millions de dollars auprès d’investisseurs américains et israéliens.

Son modèle économique présente une particularité : aux États-Unis, l’entreprise bénéficie d’autorisations de la Commission fédérale des communications (FCC) lui permettant d’être rémunérée pour certaines communications accessibles aux personnes sourdes et malentendantes. Selon ses propres projections, Rylo vise 100 millions de dollars de revenus en 2026 et un rythme annuel d’un milliard de dollars d’ici 2028.

 

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