Marco Rubio, a prononcé, mercredi 7 octobre, une longue allocution faisant référence aux valeurs, à l’histoire et à l’héritage de l’Occident. Mais derrière la mise en scène symbolique, la visite de l’homme d’État américain a surtout permis de conclure un accord militaire et commercial d’envergure.
“Il est venu, il a pris 4 milliards et il est reparti”, titre Efsyn en une de son édition du jour, avec une photo pleine page de Marco Rubio devant le monument antique. La Grèce et les États-Unis ont signé un accord dans le domaine militaire chiffré à 4 milliards de dollars (3,6 milliards d’euros) pour moderniser la flotte aérienne grecque.
“Le mécontentement était palpable à Washington quant aux choix du gouvernement grec dans la mise en œuvre de son plan d’armement de défense à moyen terme, Athènes ayant en effet attribué une part importante du marché de l’armement à des entreprises françaises et israéliennes”.
Fin août, la Grèce signait avec Israël un accord de coopération militaire titanesque pour la mise en place du Bouclier d’Achille, système de défense antiaérien sur le modèle du Dôme de fer israélien, tandis que le partenariat stratégique avec la France avait été renouvelé au printemps.
“Nous avons payé cher la visite du secrétaire d’État américain”, ironise le quotidien d’opposition, qui regrette, à l’instar de l’ensemble de la presse grecque, que Marco Rubio ne soit pas plus loquace face à la Turquie. “Marco Rubio a réaffirmé la position de longue date des États-Unis, prônant une neutralité absolue dans les différends gréco-turcs”, note le journal.
Laisser un commentaire