À l’ONU, Benyamin Nétanyahou se livre à un réquisitoire contre ses détracteurs. S’adressant à l’Assemblée générale, le Premier ministre israélien a critiqué les dirigeants britannique, français et canadien pour leur décision commune, annoncée ce mois-ci, de prendre des sanctions commerciales contre les colonies juives. “Ils ont choisi de céder aux foules antisémites”, a-t-il dit en minimisant les violences perpétrées en Cisjordanie occupée. Il a par ailleurs de nouveau rejeté l’idée d’un quelconque génocide dans la bande de Gaza. Comme l’an dernier, des dizaines de membres des délégations ont quitté la salle au moment de sa prise de parole. “Nétanyahou ne s’est pas rendu” jeudi “à l’Assemblée générale des Nations unies pour s’adresser au monde : il y était en campagne”, estime Ha’Aretz. “À l’approche des législatives israéliennes, prévues dans moins d’un mois”, il “a prononcé un discours électoral sur sa scène de prédilection, présenté sous les habits de la diplomatie”, écrit le quotidien de gauche israélien. “Peu lui importe que cette mise en scène ait encore davantage terni l’image d’Israël : une fois de plus, la réputation internationale [de l’État hébreu] est devenue une victime collatérale de l’obsession monomaniaque de Nétanyahou pour conserver le pouvoir”.
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