À Téhéran, la crainte d’une reprise de la guerre contre Israël et les États-Unis pousse certains habitants à constituer des réserves de nourriture et de médicaments, rapporte l’Associated Press. Dans la capitale iranienne, l’incertitude entourant l’évolution du conflit ravive les inquiétudes d’une population déjà éprouvée par les précédents affrontements. Certains habitants anticipent de nouvelles frappes et d’éventuelles difficultés d’approvisionnement.
Fereshteh Hajipour, 35 ans et mère d’un jeune enfant, explique ainsi stocker des produits alimentaires et des médicaments pour se préparer à une éventuelle reprise des bombardements. D’autres envisagent de quitter la capitale. Hashem Vajdani, 45 ans, affirme avoir déjà préparé ses affaires pour rejoindre une ville du nord du pays, qu’il considère comme plus sûre.


Ces préparatifs interviennent dans un contexte de fortes tensions entre l’Iran, Israël et les États-Unis, à l’approche des élections israéliennes du 27 octobre et des élections américaines de mi-mandat du 3 novembre. Donald Trump a menacé de reprendre les frappes contre l’Iran, tandis que de nouveaux renforts militaires américains sont attendus dans la région, alimentant les craintes d’une nouvelle escalade.
La situation économique accentue également les difficultés des Iraniens. Selon l’AP, le blocus maritime américain pèse sur les exportations du pays, tandis que la hausse des prix et les pénuries de médicaments compliquent le quotidien de la population. À Téhéran, les traces des bombardements du printemps restent visibles. Pour les habitants qui redoutent une nouvelle offensive, constituer des réserves ou préparer un éventuel départ apparaît désormais comme une précaution face à l’incertitude.
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