Rima Hassan, reine des fatwas numériques.
La poursuivre, c’est la faire exister, mais comment la laisser divaguer ? Le 8 mars 2025, Rima Hassan a relayé sur Instagram une image montrant un tag sur un mur, « Dissoudre Némésis à l’acide », en marge d’une manifestation à Paris. Cela lui vaut des poursuites pour provocation publique non suivie d’effet à commettre un crime, après une plainte déposée par le collectif féministe identitaire.
Le 20 octobre 2025, elle a ajouté le commentaire « One by one » (« un par un ») à un article du site américain propalestinien Mondoweiss relayant des vidéos d’exécutions de civils gazaouis, dont on ne sait rien d’autre que ce que le Hamas en a dit : ils étaient accusés d’avoir collaboré avec les Israéliens. Cela lui suffit.
Elle est cette fois poursuivie pour apologie publique de crime ou délit, à la suite d’une plainte de l’Organisation juive européenne (OJE) et de l’Organisation juive française (OJF). L’audience prévue le 16 septembre 2026 devant le tribunal correctionnel de Paris a été renvoyée au 10 février 2027.
Ces déclarations de Rima Hassan appellent publiquement à l’élimination d’un opposant politique, ou à se réjouir du fait qu’elle ait eu lieu. Cela relève d’une forme de fatwa numérique. Une variante de cette fatwa, bien plus répandue chez la députée LFI, ne vise pas à éliminer, mais à faire taire ses adversaires sur les réseaux sociaux. La personne visée est condamnée à vivre sous la menace d’un danger pouvant surgir à tout moment.
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