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Rima Hassan, reine des fatwas numériques.

L’eurodéputée insoumise, 34 ans, femme d’un seul dossier, la Palestine, n’existe plus que par les attaques qu’elle lance sur les réseaux sociaux.

Omar Youssef Souleimane
Octobre 2025, le Hamas exécute des Gazaouis, accusés d’avoir collaboré avec les Israéliens. Sans connaître les tenants et les aboutissants, Rima Hassan applaudit sur les réseaux sociaux : « one by one », un par un.

La poursuivre, c’est la faire exister, mais comment la laisser divaguer ? Le 8 mars 2025, Rima Hassan a relayé sur Instagram une image montrant un tag sur un mur, « Dissoudre Némésis à l’acide », en marge d’une manifestation à Paris. Cela lui vaut des poursuites pour provocation publique non suivie d’effet à commettre un crime, après une plainte déposée par le collectif féministe identitaire.

Le 20 octobre 2025, elle a ajouté le commentaire « One by one » (« un par un ») à un article du site américain propalestinien Mondoweiss relayant des vidéos d’exécutions de civils gazaouis, dont on ne sait rien d’autre que ce que le Hamas en a dit : ils étaient accusés d’avoir collaboré avec les Israéliens. Cela lui suffit.

Elle est cette fois poursuivie pour apologie publique de crime ou délit, à la suite d’une plainte de l’Organisation juive européenne (OJE) et de l’Organisation juive française (OJF). L’audience prévue le 16 septembre 2026 devant le tribunal correctionnel de Paris a été renvoyée au 10 février 2027.

Ces déclarations de Rima Hassan appellent publiquement à l’élimination d’un opposant politique, ou à se réjouir du fait qu’elle ait eu lieu. Cela relève d’une forme de fatwa numérique. Une variante de cette fatwa, bien plus répandue chez la députée LFI, ne vise pas à éliminer, mais à faire taire ses adversaires sur les réseaux sociaux. La personne visée est condamnée à vivre sous la menace d’un danger pouvant surgir à tout moment.

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