BlackBerry, ou la résurrection d’un dinosaure de la tech
Autrefois l’apanage des puissants et des stars, le téléphone à clavier était tombé dans les oubliettes de la tech, dépassé par l’iPhone et les smartphones à écran tactile. L’entreprise canadienne aura mis près de quinze ans à opérer un retour en force en misant sur le logiciel, raconte le “Financial Times”.
Au plus fort de sa gloire, la marque était si populaire que Barack Obama a refusé de se séparer de son téléphone lorsqu’il est devenu président. Mais le règne de BlackBerry, qui a révolutionné le secteur de la communication mobile du milieu des années 2000 au début des années 2010, s’est achevé lorsque son téléphone révolutionnaire à clavier est devenu obsolète, éclipsé par l’émergence de l’iPhone, des smartphones tactiles et de leurs applications.
Il aura fallu une quinzaine d’années à l’entreprise pour faire son grand retour, mais les résultats sont là : elle a annoncé un solde de trésorerie positif au premier trimestre de son exercice fiscal [qui commence le 1ᵉʳ mars]– un indicateur de stabilité financière stratégique –, ce qu’elle n’avait plus réussi à obtenir sur une période similaire depuis 2017.
Le système d’exploitation des voitures.
Cette reprise s’appuie sur QNX, son système d’exploitation pour la voiture, et sur Secusmart, un logiciel de cryptage qu’ont adopté les gouvernements et quelques-unes des plus grandes banques du monde. Et si ces plateformes sont moins visibles que les téléphones qui ont fait la renommée de BlackBerry, elles sont aujourd’hui presque aussi incontournables.
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