Washington veut “désamorcer les tensions” entre Israël et la Turquie
Les frappes israéliennes sur une base militaire syrienne, mardi 18 août, ont occasionné une passe d’armes entre Benyamin Nétanyahou, en pleine campagne électorale, et Recep Tayyip Erdogan. Washington veut calmer le jeu entre ses deux partenaires pour éviter que les tensions ne déstabilisent Damas.
Depuis les frappes lancées le 18 août par l’armée israélienne sur la base aérienne d’Abou Douhour, près d’Idlib, dans le nord de la Syrie, l’escalade entre Israël et la Turquie, en pleine rivalité régionale, a atteint un seuil critique, comme en témoigne la passe d’armes entre Benyamin Nétanyahou et Recep Tayyip Erdogan.
Une situation qui a obligé les États-Unis à intervenir auprès de ses deux partenaires pour tenter d’apaiser les tensions et pousser à la mise en place d’un “mécanisme de déconfliction” pour la Syrie. C’est dans cet objectif de “désamorcer les tensions” que le ministre des Affaires étrangères syrien, Assaad Al-Chaibani, s’est entretenu dimanche 23 août à Amman, en Jordanie, avec le chef du Mossad israélien, Roman Gofman, révèle le très informé site américain Axios.
“Deux récits parallèles”
Après les frappes du 18 août, le gouvernement de Benyamin Nétanyahou “a développé deux récits parallèles”, écrit le quotidien israélien Ha’Aretz. D’un côté, en lançant une “campagne de diplomatie publique” et “en anglais” à destination de la communauté internationale, mettant en avant des “arguments défensifs” face à la Turquie qui cherche “à étendre son agression contre Israël jusqu’en Syrie”.
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