HISTOIRE IMAGINAIRE.
Episode 1. le cerveau israélien du vol de diamants du Louvre. Episode 2. Les diamants recherchés par CGI, une référence internationale dans la résolution de crimes complexes. Episode 3. La Tahanat Merkazit de Tel-Aviv
Histoire écrite par Yoav Igorot.
INTRODUCTION.
A quelques mètres de l’Ambassade des Etats-Unis à Tel-Aviv, la rue Rue Moshe Hess.
Cette rue est habitée par d’anciens diamantaires juifs ultra-orthodoxes qui ont quitté le monde de la Thora pour se consacrer à la vie des affaires de Tel-Aviv. Dans un des immeubles habite deux membres du « Groupe de la Couronne » qui ont dévalisé le Louvre.
Le Premier est Denis Cohen qui est autiste. Le second est Shlomo Baruck, juif français (35 ans), de grande taille, diamantaire à Ramat Gan, et qui est probablement le cerveau du vol de diamants du Louvre qui a eu lieu en Octobre 2025. La police française en a la preuve. Son Surnom: « La Marmite ». Ce surnom vient de sa large bedaine qui prend une dimension importante d’année en année.
Shlomo Baruck a travaillé au Louvre comme gardien dans le service de Mahmoud Levy, a fréquenté la Synagogue de Levallois, et habite a présent rue Hess. Son Alyah précipitée a été vitale pour lui, car les autorités israéliennes renvoient très peu de juifs vers la France. Il a échappé a une arrestation.
Shlomo Baruck est bien le leader de l’opération menée au Louvre. Sa motivation n’a jamais été l’argent. Elle est ailleurs… Le Collier d’émeraudes de Marie-Louise — 32 émeraudes + 1 138 diamants (offert par Napoléon) l’a toujours fasciné et il passait des heures a le regarder lors de son travail au Louvre. Il a toujours voulu l’offrir a l’Etat d’Israel.
- L’objet : La couronne de haut de tête de l’impératrice Eugénie, fabriquée en 1855 pour l’Exposition universelle (sertie de 1 354 diamants et 56 émeraudes).
- L’état : Fortement déformée et écrasée lors de son passage forcé par la fente de la vitrine, elle a perdu un de ses aigles d’or et quelques minuscules diamants, mais garde toutes ses émeraudes.
- La restauration : Le Musée du Louvre a confirmé qu’une remise en forme de l’armature est possible sans reconstitution complexe.
LEVALLOIS. Le cambriolage du musée du Louvre a eu lieu le dimanche 19 octobre 2025, peu après shabbat. En moins de quatre minutes, un commando de quatre hommes a dérobé huit joyaux de la Couronne de France d’une valeur estimée à 88 millions d’euros dans la galerie d’Apollon.
Shlomo Baruck a travaillé au Louvre comme gardien durant sept ans avant de faire son Alyah. C’est là qu’il a préparé le vol avec minutie. Il a fréquenté la synagogue de Levallois-Perret. C’est dans cette synagogue que des Sefer Thora ont été récemment volés. Pas de hasard dans la vie de Shlomo, qui joue avec virtuosité aux échecs.
JOYAUX. Ce n’était pas que des diamants qui ont été volés par l’équipe de Shlomo mais un braquage spectaculaire des Joyaux de la Couronne dans la Galerie d’Apollon — 4 malfaiteurs, 2 vitrines fracturées, en moins de 8 minutes.
Les 8 pièces volées :
1. Diadème de la reine Marie-Amélie / Hortense — saphirs de Ceylan + diamants.
2. Collier de saphirs de Marie-Amélie / Hortense.
3. Boucle d’oreille assortie de la parure de saphirs.
4. Collier d’émeraudes de Marie-Louise — 32 émeraudes + 1 138 diamants (offert par Napoléon).
5. Broche reliquaire de l’impératrice Eugénie — 94 diamants, dont 2 « Mazarins » portés par Louis XIV.
6. Diadème de l’impératrice Eugénie.
7. Grand nœud de corsage de l’impératrice Eugénie.
8. Une 8ème pièce de la collection impériale.
REHOV HESS. Le milieu de vie naturel de Shlomo est au croisement des vendeurs de diamants et de la prostitution, deux secteurs qui génèrent un cash incroyable. Chaque immeuble de la rue Moshe Hess est connu par les prostituées de la ville. En effet, les soirs de semaine, des clients fortunés accueillent chez eux le gratin de la prostitution de la ville de Ramat Gan.
Le point commun des habitants de la rue Hess : ils ont travaillé pour la plupart dans le Centre de diamants de Ramat Gan et pratiquement tous, sans exception, ont fréquenté les bars et night clubs de cette ville proche de Tel-Aviv.
Très peu de gens le savent mais a Ramat Gan, le quartier des diamantaires se transforme la nuit en un « Pigalle » du Moyen-Orient. Et ce n’est pas par hasard. L’argent coule à flot.
La ville de Ramat Gan abrite la Bourse du diamant d’Israël, le plus grand complexe et centre d’échange de diamants au monde. Situé dans le quartier de la Bursa, ce pôle regroupe des milliers de professionnels et d’entreprises spécialisés dans l’importation, l’exportation et la taille des pierres précieuses. La nuit ce quartier se transforme en méga-bordel.
Les étrangers ne le savent pas mais la prostitution en Israël est légale a Ramat Gan. La prostitution organisée sous la forme de bordels et proxénétisme est interdite dans cette ville (très peu célèbre!) qui accueille des Gratte-ciels de la Région.
Les «salons d’escortes» de Ramat Gan et les «appartements privés» où la prostitution a lieu font partie du «paysage de Ramat Gan». Beaucoup de ces endroits ouvrent à 10h et ils ont des clients tout de suite dans la matinée. Ces clients sont principalement des hommes d’affaires mariés, souvent religieux. La nuit est bien différente. Beaucoup de gars saouls peuvent arriver en groupe et « faire la fête ».
Selon un magazine spécialisé dans le « conseil » : « Vous pouvez trouver une assez bonne sélection de filles d’escorte à Ramat Gan. Trouvé sur Internet (par des mots tels que privé, indépendant, escorte Tel Aviv), vous serez en mesure de trouver des filles qui travaillent seules. La plupart travaillent pendant environ un an ou deux avant de passer à autre chose, même si certains travaillent depuis un peu plus longtemps. Ces filles prennent en général plus d’argent à l’heure que celles qui travaillent dans les bordels, mais en même temps fournissent de meilleurs services, sont plus intelligentes, certaines sont éduquées et parlent anglais et vivent généralement en Israël. (donc beaucoup ne montrent pas leurs visages sur leurs sites)
Les prix sont généralement de 700 shekels à 1200 shekels. Ceux qui demandent 1200 peuvent généralement être ramenés à 900-1000 shekels. Les services peuvent varier, donc un appel téléphonique avec quelques questions définitives est recommandé. Ils sont généralement tous outcall avec plusieurs des hôtels le long de la plage de Tel-Aviv ayant une « utilisation de jour » pour 3-5 heures (TXX Hôtel, MXX Hôtel, SXXX Hôtel). Leurs sites Web sont généralement en anglais avec leurs clients cibles étant des touristes, des hommes d’affaires en visite ou des locaux éduqués ».
Les juifs de la rue Hess sont liés aux diamantaires juifs d’Anvers qui incarnent une page majeure de l’histoire économique et culturelle de la Belgique. Établis principalement autour du Quartier des Diamantaires près de la gare centrale, ils ont fait d’Anvers l’une des plaques tournantes mondiales du négoce et de la taille du diamant dès la fin du XIXe siècle et surtout après la Seconde Guerre mondiale. Anvers est aussi, avec Ramat Gan, le lieu où la vente de diamants volés est… « naturelle ».
Juifs d’Anvers et de Ramat Gan se retrouvent toujours dans un bar dénommé « Café Zohar ». Ce dernier mois deux voitures ont été incendiées dans la rue où se trouve ce café. Et la police guette tous les soirs les habitants de cette rue qui se trouve dans l’ancienne Tahanat Merkazit. A quelques mètres du Café Zohar se trouve CGI Group,
EPISODE 2. Des israéliens recherchent les bijoux.
La galerie d’Apollon du musée du Louvre a rouvert ses portes, à Paris, pour la première fois depuis le vol spectaculaire, commis en plein jour, de joyaux de la couronne d’une valeur de 88 millions d’euros (142 millions $ CA).
Le public peut désormais visiter cette salle majestueuse et admirer ses plafonds dorés ainsi que ses fresques grecques en se rendant à la Joconde, située à proximité, mais il ne verra ni joyaux de la couronne ni vitrines vides. Les collections et les bijoux précieux qui y étaient autrefois exposés ont été retirés, le musée ayant indiqué que la galerie retrouvait sa fonction cérémonielle d’origine, datant du XVIIe siècle.
Neuf mois plus tard, les bijoux volés n’ont toujours pas été retrouvés. Des israéliens recherchent les bijoux. Les diamants sont recherchés par CGI, une référence internationale dans la résolution de crimes complexes.
Selon différents médias israéliens, les autorités françaises ont fait appel à CGI Group, société créée à Tel Aviv, spécialisée dans la sécurité et le renseignement, pour épauler l’enquête sur le spectaculaire vol de bijoux au musée du Louvre. Peu connue du grand public, CGI est une référence internationale dans la résolution de crimes complexes mêlant patrimoine, sécurité et renseignement.
Une société née du renseignement israélien.
Fondée par Yaakov Peri, ancien directeur du Shin Bet, le service de sécurité intérieure d’Israël, CGI Group opère à la croisée du renseignement d’État et du secteur privé. Son équipe, composée d’anciens officiers de renseignement, de cyber-enquêteurs et d’experts en criminalistique, intervient dans des dossiers où les dimensions culturelles, financières et géopolitiques s’entremêlent.
La société s’est fait connaître en Europe pour son rôle dans la résolution du cambriolage de la Voûte verte de Dresde en 2019, l’un des plus grands vols d’art du siècle, où des bijoux et diamants d’une valeur estimée à 113 millions d’euros avaient été dérobés d’un musée allemand. CGI avait alors contribué à retracer les circuits de revente et à identifier les intermédiaires impliqués dans le blanchiment des pièces.
Sécurité du patrimoine et contre-ingérence économique.
Les activités de CGI s’étendent bien au-delà du champ muséal. L’entreprise intervient dans la protection d’infrastructures critiques, qu’il s’agisse de musées, d’ambassades, ou encore d’institutions gouvernementales, et dans la sécurisation des chaînes d’approvisionnement.
Ses missions incluent :
- des audits de sécurité et des simulations d’intrusion,
- la surveillance des réseaux de trafic d’art,
- l’analyse de possibles complicités internes,
- et, plus récemment, le renseignement cyber, notamment la détection de menaces liées au dark web.
Cette approche intégrée, mêlant renseignement humain (HUMINT) et technologies d’analyse prédictive, séduit de plus en plus de gouvernements confrontés à une criminalité transnationale organisée.
Un acteur discret mais stratégique
Basée entre Tel-Aviv et Zurich, CGI Group opère dans une quinzaine de pays et dispose d’une cellule d’investigation dédiée à la criminalité liée à l’art et aux biens culturels. L’entreprise collabore ponctuellement avec Europol, Interpol et plusieurs ministères de la culture européens.’euros pour réinventer la surveillance cérébrale.
LE DARKNET.
Un mois après le spectaculaire cambriolage du Louvre, évalué à plus 88 millions de dollars, une entreprise israélienne impliquée dans l’enquête a révélé ses échanges avec une personne se présentant comme le représentant des auteurs du vol. La société CGI Group affirme avoir été contactée par un individu prétendant détenir le diadème de perles et diamants de l’impératrice Eugénie.
Les échanges se sont déroulés sur le Darknet, ce réseau internet parallèle accessible uniquement via des logiciels spécifiques. Bien que certains extraits aient déjà été publiés dans les médias, le diffuseur public israélien Kan a dévoilé pour la première fois une photo envoyée par le prétendu intermédiaire des cambrioleurs.
À première vue, l’image pourrait sembler générée par intelligence artificielle. Pourtant, Zvika Neve, directeur général de CGI Group, et les experts de l’entreprise sont convaincus qu’il s’agit d’un document authentique prouvant que leur interlocuteur détient effectivement la couronne.
Le contact a débuté par un courriel adressé à CGI Group : « Vous êtes bien CGI Group ? . Nous avons l’un des bijoux manquants du Louvre. Une preuve réelle. Intéressés ? »
L’individu a réclamé 8 millions d’euros en cryptomonnaie Monero pour la couronne de l’impératrice Eugénie. En guise de preuve, il a transmis une photographie horodatée du diadème. « C’était la première fois qu’une preuve tangible existait », explique Neve. Le mystérieux interlocuteur a proposé un échange en Slovaquie, menaçant de se tourner vers « des contacts en Asie et à Dubaï » si les négociations échouaient.
CGI Group a insisté sur sa position : « Nous ne rachetons pas d’objets volés. Nous soutenons une restitution légale et supervisée. » L’entreprise a transmis les informations aux autorités françaises compétentes, mais selon Neve, « des jeux d’ego en France nous ont empêchés de progresser et le contact a été rompu ».
La société israélienne affirme avoir rapidement identifié que « plusieurs employés du musée ont transmis des informations à des personnes extérieures ». Disposant de preuves numériques forensiques, CGI Group a signalé un suspect aux autorités françaises. Cet employé a effectivement été arrêté par la suite.
À ce jour, seule une couronne tombée lors de la fuite des cambrioleurs a été retrouvée et restaurée. Plusieurs suspects ont été interpellés, dont quatre ont été inculpés. Le Louvre, pour sa part, nie avoir fait appel à l’entreprise israélienne, qui a en réalité été mandatée par une autre société liée au musée.
Contrairement a ce qui est écrit dans les médias une partie des bijoux sont passées par Israël.
DES REVELATIONS.
Né en Belgique à Anvers dans une famille orthodoxe moderne, Shmuel Kaliman est l’heureux « propriétaire », pour une période temporaire, des bijoux volés au Louvre.
Il est prouvé que les diamants ont été cachés, pendant une courte période, au 5ème étage de la Tahanat Merkazit dans une bibliothèque Yiddish incroyable.
Quelques élément à connaître.
La Tahana Merkazit est située dans le quartier Neve Sheanan (« oasis des bienheureux »), qui s’est formé en 1921 dans le sud de Tel-Aviv, sur des terrains de la municipalité de Jaffa.
« En 1938, Tel-Aviv compte plus de 120.000 habitants et les bus commencent à circuler, la mairie décide donc de les centraliser en créant la première gare routière avec la compagnie Egged, qui était à l’origine une coopérative, » explique Catherine, guide.
« C’est finalement Arie Piltz, un nouvel immigrant arrivé de Pologne en 1920, qui rachète les terrains à proximité de la Tahana et propose à la municipalité de construire la plus grande gare centrale du monde avec l’architecte de renom Ram Karmi, elle est en réalité la 2e plus grande après l’Inde. De 1967 à 1976, les fondations en béton sont réalisées selon l’architecture du brutalisme (béton brut) ».
La gare a été inaugurée en août 1993 en présence du Premier ministre Yitzhak Rabin et du maire de l’époque Shlomo Lahat.
Le bâtiment de 7 étages, qui a ouvert ses portes en 1993 devait fermer, à cause des nuisances sonores, de l’insalubrité et des problèmes de sécurité, avait annoncé la ministre des Transports. Mais cela ne sera pas le cas pour de très nombreuses raisons.
Au 5e étage de la gare routière de Tel-Aviv (Tahana Merkazit), niché au fond d’un couloir de ce lieu fascinant a été créé le centre de Yiddish « Yung Yidish tlv ». C’est bien là que les bijoux ont été cachés dans un coffre-fort.
Cette bibliothèque hors du temps, aux allures de caverne secrète, renferme des dizaines de milliers d’ouvrages datant pour certains de près de 100 ans, dans un bâtiment délabré et insalubre, menacé de fermeture. La bibliothèque a été fondée par Shmuel Kaliman.
Shmuel Kaliman : « Le projet est né à Jérusalem en 1990. En tant qu’étudiant, j’ai commencé à rassembler les livres en Yiddish, puis j’ai réalisé qu’il n’y avait aucun lieu où les lecteurs pouvaient trouver ce genre de documentation et cela m’a interpellé, je me suis dit: qu’en sera-t-il de la transmission? ».
En 1990, avec plusieurs volontaires venus de tout Israël, Shmuel Kaliman collecte les livres, qui proviennent pour la plupart de dons, dans son appartement puis dans un sous-sol, qui deviendra alors le centre culturel « Yung Yidish Jérusalem. »
« Dès 1996, on organise plusieurs fois par semaine, des rencontres, des cours, des événements musicaux et des lectures autour du Yiddish avec des artistes qui viennent même de l’étranger. Lorsque j’ai vu l’engouement du public, j’ai compris que le Yiddish devait être davantage exposé, à la portée de tous, car à l’époque personne ne proposait ce genre d’activité ».
Le « Yung Yidish Tlv » accueille désormais plus de 10.000 visiteurs par an. Né en Belgique à Anvers dans une famille orthodoxe moderne, Shmuel Kaliman rejoint très jeune la terre d’Israël où il suit un cursus littéraire à l’Université de Jérusalem. Il devient ensuite acteur puis journaliste et enseigne dans le monde yiddish.
Cet activiste culturel joue également au théâtre Gesher de Yaffo ainsi que dans plusieurs films. Il a notamment obtenu un rôle dans le film autrichien Murer, Anatomy of a trial en 2019 qui a reçu des prix sur la Shoah. L’avenir du « Yung Yidish », dans la gare, est incertain en raison de la menace de fermeture qui plane sur la Tahana Merkazit.
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