Donald Trump aurait vivement pris à partie le secrétaire américain à la Défense Pete Hegseth lors d’une réunion organisée il y a quelques jours à Camp David, lui reprochant de ne pas l’avoir informé de la pénurie de missiles intercepteurs au sein de l’armée américaine, rapporte le Washington Post.
Selon deux sources proches du dossier, le président américain aurait affirmé qu’il pensait que « le problème des munitions avait déjà été résolu ». Il aurait accusé Pete Hegseth de lui avoir laissé croire que les États-Unis disposaient de suffisamment de munitions et de moyens d’interception, sans l’alerter sur l’existence d’un problème majeur.

Pete Hegseth aurait alors rejeté la responsabilité sur son adjoint, estimant que celui-ci était chargé d’informer le président sur cette question.
La Maison-Blanche et le Pentagone ont tous deux démenti le récit. La porte-parole de la Maison-Blanche, Karoline Leavitt, a affirmé avoir été présente à Camp David aux côtés de Donald Trump et de Pete Hegseth. « Cela ne s’est jamais produit », a-t-elle déclaré, accusant le Washington Post de diffuser de « fausses informations ».
D’après le quotidien américain, l’inquiétude porte surtout sur l’épuisement progressif des stocks militaires, qui commencerait à limiter sérieusement la marge de manœuvre des États-Unis. Le manque de missiles de croisière de précision, de missiles sol-sol et d’intercepteurs de défense aérienne, notamment pour les systèmes Patriot et THAAD, aurait pesé dans la décision de Donald Trump de ne pas lancer ces derniers jours une nouvelle vague de frappes de grande ampleur contre l’Iran.
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