Bladi.net (Copyrights) : « Des analyses évoquent un possible soutien d’Israël et des États-Unis aux revendications marocaines sur Ceuta et Melilla. Une hypothèse qui suscite l’inquiétude en Espagne, sur fond de tensions diplomatiques persistantes avec Washington et Tel-Aviv.
L’inquiétude monte dans la péninsule ibérique face à l’émergence d’une alliance stratégique entre le Maroc, les États-Unis et Israël. Comme le rapporte le média ibérique 20minutos, un récent article de la presse israélienne avance que le gouvernement de Benjamin Netanyahu pourrait aider Rabat à récupérer les enclaves de Ceuta et Melilla. Cette pression serait une mesure de rétorsion face au refus de l’Espagne d’autoriser l’accès à ses bases militaires pour des opérations américaines contre l’Iran, et à la posture très critique du Premier ministre Pedro Sánchez envers Israël.
Récemment, un chercheur américain a directement exhorté Donald Trump à reconnaître Ceuta et Melilla comme un territoire marocain « occupé ». Pour Irene Fernández-Molina, professeure en relations internationales, ces prises de position ressemblent à des ballons d’essai visant à punir les alliés de l’Otan jugés insuffisamment loyaux. Si elle rappelle qu’il « ne faut pas exagérer » l’importance de ces publications, elle prévient qu’il ne faut pas non plus les « dédaigner ».
Malgré ces frictions géopolitiques, les spécialistes marocains s’efforcent de dissiper l’alarme. L’écrivain et diplomate Samir Bennis qualifie ces rumeurs de « pure fantaisie », soulignant que pour le royaume, le dossier du Sahara occidental demeure la priorité absolue. De plus, l’organisation conjointe de la Coupe du monde 2030 par Madrid et Rabat agit comme un solide amortisseur.
Face à la prolifération de ces spéculations, les officiels sont montés au créneau. L’ambassadrice d’Israël en Espagne, Dana Erlich, a formellement démenti tout appui de Tel-Aviv aux revendications marocaines. « Ce n’est pas une chose à laquelle nous pensons en Israël, car ce n’est pas pertinent », a-t-elle assuré, rappelant que son pays affronte des menaces vitales immédiates. En écho, le ministre espagnol des Affaires étrangères a tenu à rassurer son opinion publique en affirmant que l’Espagne reste un allié totalement fiable de l’Otan. (Bladi.net)
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