Paris n’a pas interdit à Benjamin Nétanyahou de visiter la France.
Contexte et position de la France
  • Pas d’interdiction officielle : Le gouvernement français n’a prononcé aucune interdiction d’entrée à l’encontre du Premier ministre israélien.
  • Aéronef et survol : La France a par le passé autorisé des avions transportant Benjamin Nétanyahou à emprunter son espace aérien pour des déplacements officiels.
  • Débat sur la CPI : Bien que visé par un mandat d’arrêt de la Cour pénale internationale, le Quai d’Orsay a évoqué le statut d’immunité des dirigeants d’États en exercice, suscitant de nombreux débats juridiques et politiques.

LONDRES. Le maire de Londres, Sadiq Khan, a déclaré que le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahou n’était « pas le bienvenu » dans la capitale britannique, l’accusant d’avoir enfreint la loi et d’être responsable d’un « génocide » dans la bande de Gaza.

Interrogé par Channel 4, Sadiq Khan a affirmé qu’un génocide avait, selon lui, été commis dans le territoire palestinien. « Je pense que Benjamin Netanyahou, qui en est responsable et qui en est l’un des auteurs, a enfreint la loi. La justice doit suivre son cours et il doit rendre des comptes », a-t-il déclaré.

Le maire travailliste a ajouté qu’en cas de déplacement du chef du gouvernement israélien à Londres, il demanderait au Premier ministre britannique de veiller à l’application de la loi. « Les personnes qui commettent un génocide ne sont pas les bienvenues à Londres », a-t-il conclu.

NEW YORK. Ces déclarations interviennent quelques jours après des propos similaires du maire de New York, Zohran Mamdani. Celui-ci a indiqué que son administration examinait avec les services juridiques municipaux les éventuels moyens d’agir contre Benjamin Netanyahou s’il se rendait dans la ville pour l’Assemblée générale des Nations unies en septembre. Zohran Mamdani a toutefois reconnu ne pas savoir s’il disposait de l’autorité nécessaire pour ordonner son arrestation.


Le mandat d’arrêt invoqué par les deux élus a été délivré par la Cour pénale internationale dans le cadre de la guerre contre le Hamas à Gaza. Israël rejette les accusations portées contre son Premier ministre et conteste la compétence de la Cour.

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