La Banque centrale d’Israël abaisse ses taux d’intérêt à 3,5 %

Pour le ministre des Finances Bezalel Smotrich, cette baisse de 0,25 % reste une « réduction minime, qui n’est pas à la hauteur des défis auxquels l’économie est confrontée »

La banque centrale d’Israël a abaissé lundi ses taux d’intérêt à 3,5 %. Elle table cette année sur une croissance économique un peu plus soutenue, sous l’effet de l’accord conclu entre les États-Unis et l’Iran, de l’apaisement des tensions géopolitiques mondiales et d’un contexte inflationniste stable.

La banque centrale a ainsi ramené le coût du crédit de 3,75 % à 3,5 %, signant sa troisième baisse de taux cette année, après celles de mai et de janvier.

« Le protocole d’accord conclu entre les États-Unis et l’Iran a fait baisser les prix de l’énergie et apaisé les tensions géopolitiques mondiales ; toutefois, le niveau d’incertitude reste élevé », a expliqué la banque centrale. « L’activité économique poursuit une reprise modérée. »

La banque centrale a déclaré tabler sur une croissance économique de 4 % en 2026, en hausse par rapport à ses prévisions de mars, qui s’établissaient à 3,8 %. En 2027, le rythme de croissance devrait s’accélérer pour atteindre 5,5 % – un chiffre similaire à celui annoncé en mars. L’économie israélienne a progressé de 2,9 % en 2025, une croissance éclipsée par la guerre contre le groupe terroriste palestinien du Hamas à Gaza pendant la majeure partie de l’année, ainsi que par les combats menés sur plusieurs fronts contre des groupes soutenus par l’Iran.

Le ministre des Finances, Bezalel Smotrich, a pour sa part critiqué cette décision. Pour lui, cette baisse de 0,25 % est une « réduction minime, qui n’est pas à la hauteur des défis auxquels l’économie est confrontée ».

Smotrich a affirmé avoir exhorté la Banque centrale d’Israël « à fortement baisser les taux d’intérêt ». Les taux actuels, a-t-il souligné, « ne sont pas adaptés aux besoins de l’économie » et « compliquent la situation du secteur des hautes technologies et des exportations. Une forte baisse des taux d’intérêt serait la meilleure solution, car elle permettrait de réduire le coût de la vie et de contrebalancer les effets du renforcement du shekel ».

 

sez

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