Digital Shekel Challenge. En Israël, le shekel numérique. L’euro numérique est en route…

Par |2026-06-24T11:12:45+02:0024 Juin 2026|Catégories : ECONOMIE|

1. La Banque d’Israël travaille activement sur un projet de Monnaie Numérique de Banque Centrale (MNBC).

Les objectifs du shekel numérique
  • Modernisation : Permettre des règlements instantanés et des transactions plus rapides.
  • Souveraineté : Renforcer l’écosystème de paiement local face à l’utilisation croissante des cryptomonnaies et des stablecoins adossés au dollar.
  • Innovation : Favoriser la création de portefeuilles numériques et d’outils financiers.
Fonctionnalités techniques prévues
  • Mode hors ligne : Pouvoir effectuer des paiements même sans connexion internet ou réception réseau.
  • Interopérabilité : Possibilité d’envoyer des fonds vers d’autres systèmes de paiement, même si le destinataire n’utilise pas le shekel numérique.
  • Accessibilité : Utilisable par les particuliers, les entreprises et les organismes publics. [1, 2]
État d’avancement
Le projet est toujours en phase d’étude, de consultation publique et de tests techniques via le programme Digital Shekel Challenge. Aucune date de lancement officiel n’a encore été définitivement arrêtée, la Banque d’Israël évaluant à la fois les avantages et les défis d’une telle mise en œuvre.

La commission des Affaires économiques et monétaires du Parlement européen a approuvé mardi le très attendu euro numérique, alors que l’UE cherche à réduire sa dépendance à l’égard des systèmes de paiement contrôlés par les États-Unis.

Selon les données de la Banque centrale européenne (BCE), les géants américains du paiement Visa et Mastercard représentent 61 % des paiements par carte dans la zone euro et presque toutes les transactions transfrontalières par carte.

Le débat sur la souveraineté financière de l’Europe a pris de l’ampleur sur fond de tensions géopolitiques croissantes et d’inquiétudes quant à la dépendance du bloc à l’égard d’infrastructures de paiement étrangères.

L’euro numérique fait partie des mesures proposées pour renforcer l’autonomie stratégique de l’Europe. Il s’agirait d’une forme numérique de monnaie de banque centrale, émise et garantie par la BCE, conçue pour compléter les espèces et les services bancaires existants plutôt que pour les remplacer.

Selon la proposition, les consommateurs pourraient détenir des euros numériques dans un portefeuille dédié, avec un plafond de détention qui reste à définir.

Pour les utiliser, les citoyens devront disposer d’un portefeuille numérique dédié au sein d’une banque. Ce portefeuille sera fonctionnerait aussi bien en ligne et que hors ligne et intègrerait des garanties en matière de protection de la vie privée.

La BCE fournirait l’infrastructure de base, tandis que les banques commerciales et les prestataires de services de paiement proposeraient des services en euro numérique à leurs clients. Les établissements financiers devraient être rémunérés pour leur participation au dispositif, tandis que les commerçants paieront des frais censés être inférieurs à ceux associés aux transactions par carte actuelles.

La manière dont cette rémunération doit être structurée reste l’un des points les plus controversés avant les négociations avec les États membres de l’UE, selon trois sources au fait des discussions.

« Nous nous félicitons que la commission ECON du Parlement européen soit parvenue à une position sur le paquet monnaie unique, qui préservera le statut de cours légal des espèces en euros tout en façonnant l’euro numérique », a indiqué la BCE dans un communiqué.

« L’adoption du règlement sur l’euro numérique est une victoire majeure pour les citoyens et les petites entreprises », a déclaré l’eurodéputé italien Pasquale Tridico, qui a négocié le dossier au nom du groupe La Gauche, qualifiant le vote d’ »historique ».

L’Union européenne n’est pas la seule à développer une monnaie numérique publique. La Chine a déjà lancé son yuan numérique, tandis que la Russie a annoncé que son rouble numérique sera opérationnel en septembre 2026.

Les États-Unis ont adopté une approche différente. Le président Donald Trump a abandonné les projets de monnaie numérique de banque centrale émise par la Réserve fédérale et soutient désormais le développement des stablecoins, des crypto-actifs émis par des acteurs privés et conçus pour maintenir une valeur stable.

Comme la grande majorité des stablecoins mondiaux sont libellés en dollars américains, leurs partisans estiment que cette technologie pourrait renforcer le rôle international du billet vert et étendre son utilisation dans les paiements transfrontaliers.

Néanmoins, certains responsables politiques et anciens responsables estiment qu’une monnaie numérique de banque centrale américaine pourrait finir par revenir à l’ordre du jour.

Timothy Massad, ancien président de la Commodity Futures Trading Commission (CFTC), a déclaré en mai à CoinDesk que les discussions se poursuivent à Washington et a laissé entendre qu’un dollar numérique pourrait, en fin de compte, s’avérer inévitable.

Le Parlement européen devrait formaliser la position de la commission lors d’un vote en séance plénière à Strasbourg début juillet.

Les négociations avec les 27 États membres de l’UE débuteront ensuite, les législateurs visant un accord final d’ici la fin de l’année.

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