Afflux de capitaux, délocalisations et licenciements : les paradoxes de la tech israélienne, en pleine guerre au Moyen-Orient.

Le secteur de la tech, moteur de la croissance en Israël, connaît une période de hautes tensions avec un afflux de capitaux, mais aussi des licenciements qui se multiplient en raison de la chute du dollar et de l’arrivée en force de l’IA.

L'essor de l'IA en Israël (ici Tel-Aviv) entraîne des suppressions d'emplois massives, avec 3.500 postes remplacés par des technologies automatisées dans la R&D.

Par Pascal Brunel

La « Start-Up Nation », comme aime à se présenter Israël, traverse une période pour le moins paradoxale. Sur le front social, l’heure est plutôt au coup de blues. Pour la première fois, le secteur de la tech licencie des milliers d’employés en raison de l’irrésistible ascension du shekel, la monnaie locale, qui a grimpé de près de 20 % en un an face au dollar dans un contexte de guerre au Moyen-Orient, pénalisant ainsi les ventes d’un secteur qui assure plus de la moitié des exportations.

Pour contourner l’obstacle, de plus en plus d’entreprises optent désormais pour la délocalisation, surtout aux Etats-Unis, plutôt que de rester en Israël. Objectif : réduire les coûts salariaux, notamment pour les ingénieurs, et de fonctionnement. Seule la moitié des entreprises conservent la majorité de leurs activités en Israël.

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